A la Devinière (44) les 14 et 15 mai

Share on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Email this to someonePrint this page


Présents : Isabelle Lepesant (44), Caroline Bouissou et Jean-Yves Renouf (Vendée décroissance), Arthur Hanon et Thierry Brulavoine (décroissance Bretagne).

 

Thierry propose que chacun expose en 5 minutes, son point de vue sur notre visibilité.

Isabelle : la décroissance se définit par la sobriété, le partage, l’égalité, la justice. C’est aussi l’idée d’un monde supportable. C’est se réapproprier les terres agricoles et considérer la souffrance animale. Mais les questions   essentielles sont la justice et l’éducation.

Arthur : la décroissance n’est ni la sobriété heureuse ni la simplicité volontaire, c’est un choix politique qui s’oppose au pouvoir. Engagement des décroissants dans les luttes et les alternatives où ils affichent leur radicalité tout en acceptant les différents points de vue. Organisation collective et non pas positionnement individuel. Définir sur quoi on se retrouve tout en s’autorisant des divergences.

Thierry : les termes clé sont le rapport au temps, le problème des limites, l’égalité sociale. Critique radicale qui se doit de faire des propositions pour donner des pistes. Avoir recours à l’histoire, rapport au monde et au vivant qui est tué par l’industrialisation. Nous devons expérimenter l’exercice du pouvoir et penser collectivement cet exercice. Comment se réapproprier le politique ? Elargir notre engagement sur le plan international.

Caroline : difficile de faire passer notre radicalité. Quand on parle de radicalité, les gens pensent à celle du journal la Décroissance. Notre radicalité est différente et cela nous nuit quand on se présente comme décroissant. Revenir aux valeurs essentielles par une charte qui définirait ce qui est fondamental. La décroissance doit aller aux élections mais d’une manière différente que nous avons à inventer.

Jean-Yves : la décroissance se définit à partir de l’austérité. C’est le maître-mot. L’organisation de notre maison commune peut se faire par la constitution d’un parti dont le fonctionnement reste à définir. Plutôt que s’engager dans une énième revue que peu de personnes risquent de lire, pourquoi ne pas envisager une coopération avec le journal qui nous permettrait de faire connaître notre volonté de visibilité politique ?

 

→ Travail sur des éléments de langage

Deuxième exercice : faire la liste (10 mots maxi) des mots à bannir et des mots à utiliser. Ce qui donne au total les listes suivantes.

mots à bannir : anticapitalisme, confort, bien-être, progrès, transition énergétique, monnaie locale, développement, profit, effondrement, catastrophe, crise, sobriété, utopie, économie circulaire, gain de temps, changement d’heure ( ?), positif, réseau, évaluation, vitesse.

mots à utiliser : antiextractivisme, austérité, limites, art de vivre, modération, partage, autonomie, moins, moralité, marchandisation, antiproductivisme, décroissance, égalité, simplicité, humilité, ralentir.

 

A partir de cette liste nous sommes revenus vers la roue, avec son noyau et ses rayons, du vademecum.

→ Ce qui entre dans le noyau (ce sur quoi on se rassemble)

— la remise en cause de la mobilité.

— respect des minorités.

— opposition à la métropolisation.

— arrêt immédiat du nucléaire.

— décroissance des inégalités sur Terre.

— autonomie et autolimitation individuelles et collectives.

— défendre une agriculture biologique et paysanne.

— sortir de la démesure extractiviste, productiviste et consumériste.

— critiquer le progrès et le développement.

— radicalité, cohérence et vision systémique.

— redonner du sens au travail.

— sauvegarde du vivant et des écosystèmes.

— acceptation de notre propre mort.

— investir le politique.

— démondialisation de l’économie et interdiction de la spéculation.

— ralentir pour s’accorder le temps de vivre ensemble.

— reconnaître l’histoire et les savoir-faire dont nous héritons.

 

→ Ce qui se retrouverait dans les rayons autour du noyau (ce qui ne fait pas l’unanimité)

— le revenu inconditionnel d’autonomie.

— les monnaies locales.

— la transition énergétique.

— le végétarisme.

— les drogues et l’alcool.

— la disparition de l’Etat.

— le refus de l’enfermement (prison, hôpital psy)

— la scolarisation obligatoire.

— l’armée nationale.

— les élections.

 

Nous avons travaillé ensuite sur le vademecum et plus précisément sur le chapitre « rendre visible la décroissance ». Nous remettrons notre travail au groupe vademecum.

 

Nous avons passé beaucoup de temps, samedi après-midi, à organiser notre présence au rassemblement de NDDL de 9-10 juillet 2016. Nous avons aussi rédigé un communiqué de presse pour le référendum de juin (pièce jointe).

 

Le 26 juin, NON à l’aéroport et son monde
Par un référendum, le gouvernement cherche à sortir de l’impasse dans laquelle le projet de Notre Dame des Landes l’a conduit. Or seuls les habitants de Loire-Atlantique sont appelés à se prononcer sur un projet financé par l’ensemble des contribuables français.
Bien que ce référendum soit une parodie de démocratie, le mouvement politique de la décroissance appelle à voter NON.
Nous restons radicalement opposés à la fois à un nouvel aéroport à NDDL et à la modernisation de Nantes Atlantique. Par ailleurs, face à l’urgence climatique, être cohérent c’est choisir la décroissance du trafic aérien.

Nous avons travaillé sur la proposition d’Arthur de programme des deux premiers jours des Festives de juillet qui seront consacrés au seul processus.

→ Session 1 : espace d’échanges sur la construction politique nécessaire aux décroissants

Mercredi :

  • Introduction : présentation et bilan du « processus »
  • Quelles procédures de décision ? (travail en plénière et en sous-groupe)
  • Le « noyau central » de la décroissance (5 à 10 idées centrales)

Jeudi :

  • Synthèse du « noyau » → Adoption des idées communes pour 10 ans
  • Débat contradictoire sur les élections entre 2 personnes (30 mn)
  • Positionnement (pour 10 ans) sur les élections

→Travail sur la devise

Dimanche après-midi, nous avons passé, après un repas bien arrosé, un long moment à nous amuser à trouver une devise. En vrac :

— autonomie, limite, partage.

— la décroissance tout de suite et maintenant.

— la décroissance maintenant ! (Jean-Yves qui en est très fier)

— décroître pourquoi ? Pour survivre.

— Ralentir pour (ré)enchanter le monde.

— décroître pourquoi ? Tout simplement pour vivre.

— voir Venise et décroître (ou mieux : voir Denise et décroître.)

— la croissance c’est le problème, la décroissance la solution. (Arthur)

— croissance de l’abstinence, décroissance des naissances (Caroline très en forme)

— la croissance hier, la décroissance aujourd’hui.

— la décroissance : autolimitation et joie de vivre (Thierry au retour de sa sieste)

— croissance de la sobriété (Caroline en buvant sa biniouse)

— etc…

 

Avant de nous séparer, nous avons unanimement décidé la poursuite des activités du MOC. Nous appelons les camarades impliqués à renouveler leur cotisation ou à adhérer si ce n’est déjà fait.

Share on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Email this to someonePrint this page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *