Minons les projets miniers !

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Décroissance de l’extraction et de la consommation de minerais

Si nous avions pu croire que les politiques productivistes avaient touché le fond, il faut avouer que lorsqu’il s’agit de creuser ils font preuve d’un entêtement à toute épreuve.

En cohérence avec un mode de vie basé sur la croissance continue des besoins en matières énergétiques et minérales, le gouvernement de Manuel Valls a accordé en 2015 de nombreux permis d’exploration et de recherche minières (or, tungstène, argent, étain, zinc, plomb, etc.).

Le massif armoricain, avec près d’une dizaine de permis accordés ou demandés, n’est pas le seul concerné en France (Massif central et Pyrénées notamment). Il s’agit bien d’une volonté politique nationale de rouvrir des mines.

Les territoires visés sont bien évidemment des territoires qui d’après nos dirigeants ont « besoin » de ce type d’activité économique. Charge à ces territoires d’approvisionner la méga-machine de consommation comme d’autres l’ont fait et le font encore au Nord comme au Sud.

Pour relancer la croissance, les tenants du système politiques ne trouvent rien de mieux que de relancer les activités les plus prédatrices pour notre environnement. Ils sont prêts à tout pour créer quelques emplois. En Bretagne, nous connaissions déjà les mirages de l’agriculture productiviste, hélas celle-ci n’est pas abandonnée. Maintenant, ils nous proposent de connaître la désolation de l’extractivisme.

MINONS LES ILLUSIONS PRODUCTIVISTES

En quelques mots, ces projets miniers ne créeront pas ou peu d’emplois en comparaison de ceux qu’ils détruiront (activités agricoles notamment) ; les pollutions des milieux aquatiques et des populations par les industries minières ne sont plus à prouver.

La rémunération de capitaux internationaux ne peut être considérée comme un besoin essentiel des populations. N’attendons rien des prédateurs qui nourrissent ce modèle industriel.

L’ALTERNATIVE : DES PERMIS DE DECROISSANCE

Depuis des années des alternatives sont explorées ici ou ailleurs.

Plutôt que de relancer l’industrie minière, les décroissant-es font clairement le choix de la réduction des déchets à la source en réduisant la production. En pratiquant l’autolimitation des besoins. Pour mener une vie simple, riche en relations. Basée sur la relocalisation des activités.

  • Réduire nos consommations
  • Réemployer
  • Recycler

Tandis que les élus légitiment le capitalisme à l’aide de concepts tels que « développement durable » ou « économie circulaire », de nombreuses associations favorisant le réemploi de nos biens de consommation attendent en vain un soutien de la part des pouvoirs publics.

Le collectif Décroissance Bretagne soutient et participe aux oppositions à ces projets inutiles et à l’exploration des alternatives. Cet extractivisme est aujourd’hui la base de la marchandisation environnementale générale, à nous de lui opposer nos résistances, mais aussi d’autres projets de société.

Contact : decroissancebretagne@free.fr ou 09.52.92.11.85

Pour en savoir plus sur les projets miniers près de chez vous, vous pouvez nous rejoindre dans ces luttes au sein des collectifs d’opposition : le site http://alternatives-projetsminiers.org/ rassemble notamment beaucoup d’informations sur les projets en Bretagne.

Pour nous rejoindre : http://processus-decroissance.xyz/

Sur un thème proche : http://www.les-oc.info/2016/06/volmerange-les-boulay/

Voir le tract

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