Une Charte pour la décroissance (proposition à discuter)

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Voici la proposition de Charte pour la future « Maison commune de la décroissance » (nom à débattre) : elle provient des discussions précédentes et d’une tentative de synthèse consensuelle travaillée par le groupe des décroissants de Rhône-Alpes.

Le groupe rhônalpin propose 3 mise en forme différentes ; ce n’est pas là l’essentiel mais nous en avons discuté, alors autant en rendre-compte.

La discussion se déroule en 2 étapes :

  1. Etape des amendements :
    • Un amendement peut proposer : une modification, un ajout, une suppression (partielle ou totale), un remplacement (http://processus-decroissance.xyz/contacts/)
    • le tri et la mise en forme à fin de présentation pour l’AG est confiée au groupe rhônalpin
  2. Validation après discussion des amendements lors de l’AG constitutive

http://processus-decroissance.xyz/wp-content/uploads/2017/10/Charte-maison-commune-2bis.pdf
http://processus-decroissance.xyz/wp-content/uploads/2017/10/Charte-maison-commune-4b-.pdf
http://processus-decroissance.xyz/wp-content/uploads/2017/10/Charte-maison-commune-4c-.pdf


6 commentaires sur “Une Charte pour la décroissance (proposition à discuter)”

  1. Intéressant boulot des décroissants de Rhône-Alpes. Pourtant, le texte profession de foi ayant servi aux candidats des élections législatives nous paraît plus lisible avec une courte argumentation plus charpentée.
    (A retrouver dans vos archives ?)
    Je dis nous, car le groupe des décroissants Idf est quasi unanime sur ce texte issu de 2 rencontres à Vierzon… validé nationalement comme texte pour les législatives… Donc partir de ce texte est sans doute plus judicieux, ça se discute…
    *
    Quant au nom de la « boutique ». « Maison  » de… ,?! Il y a déjà les maisons de tolérance, de passes et… j’en passe !
    Plus dynamique, laisse béton le pavillon de banlieue !
    Plutôt : MPD : Mouvement pour la Décroissance, ou MVD : Mouvement vers la décroissance, ou LID : Les Innovateurs Décroissants, si ! si ! l’innovation, la vraie c’est la décroissance ! La décroissance c’est le bon sens ! La croissance c’est le non-sens ! (Rappel). Bon, ça se discute aussi…
    Alain Véronèse.

    1. Que la Charte reprenne des éléments d’une profession de foi électorale, c’est possible (et c’est d’ailleurs ce qui a été fait) ; mais qu’elle se réduise à une profession de foi électorale : a/ ce n’était pas le mandat ; b/ ce serait d’emblée réduire le processus à la création d’un parti à visée électorale.
      Un grand merci donc au groupe rhônalpin des décroissants qui a proposé un travail de synthèse ; et comme chacun peut le constater, ce n’est jamais facile.

  2. Je salue aussi le travail qui a produit ce texte , qui n’ a pas de « gras » , ce qui convient pour une Charte : rien que de l’os !
    Ma proposition de modif vise le 5è alinéa de la question  » POURQUOI ?  » .
    Je suggère de remplacer  » …entre un plancher en-dessous duquel on n’ a pas assez et un plafond au-dessus duquel on a trop  »
    par  » … entre un plancher en-dessous duquel les plus pauvres ne disposent pas du minimum d’usage décent et un plafond
    au-dessus duquel reprendrait son élan la spirale productiviste  » .

    Justif. : supprimer la commodité du « on  » , qui ne distingue pas entre celles/ceux qui auront 1 ou qui auront 5 ( ce qui n’est pas rien ! ) ,
    alors que l’idéal égalitaire me parait très présent , au moins implicitement , dans la motivation  » décroissante  » .
    Et puis … le  » trop  » ne prend son sens plein , me semble-t-il , qu’en fonction de son pouvoir à nourrir la pulsion d’avidité , d’accumulation .
    Comme le sucre !

  3. Avant d’émettre un point de désaccord sur la charte, je tiens à saluer le travail effectué bien plus remarquable que mes remarques suivantes.
    Je pense qu’il n’est pas souhaitable de canaliser la recherche scientifique bien que celle-ci doit satisfaire à des normes sociales et morales (la vivisection par exemple). Ce serait à mon sens s’orienter vers l’obscurantisme ou perçu comme tel.
    Je regrette que la seule vision d’avenir de ce texte soit de réduire notre consommation et besoins, voeu qui même s’il se réalisait ne résoudrait rien face au problème démographique planétaire. Je comprend que ma position heurte l’extrême gauche de ce mouvement mais enfin un peu de courage, allons au bout de la vérité.

    1. Vous pouvez quand même reconnaître que le problème démographique n’est un problème que mesuré à la capacité de charge écologique de notre planète. Capacité (mesurée entre autres par l’indicateur de l’empreinte écologique) aujourd’hui dépassée dès le début du mois d’août (le fameux « jour du dépassement ») et que ce dépassement est d’abord dû à la surconsommation des humains les plus riches. Le problème ne vient donc pas tant de la très grande majorité des humains mais de la minorité des riches (car il faut toujours beaucoup de pauvres pour faire un riche). La décroissance doit donc d’abord être une décroissance de l’extraction, de la production, de la consommation, et des déchets pour repasser sous une empreinte écologique soutenable : ce qui suppose une révolution dans les modes de vie qui sera basée sur la sobriété, la solidarité, le partage. Avec un tel mode de vie « décroissant », la question démographique ne va continuer à se poser que pour ceux qui jugent que nous sommes trop nombreux pour qu’ils continuent, eux, avec leur train de vie actuel. Ah oui, ils veulent être moins (nombreux) pour que, eux, ils continuent à en vouloir toujours plus. En réduisant drastiquement notre consommation de viande et en réorientant l’agriculture vers la bio-agro-foresterie nous pourrions sans problème nourrir décemment 15 milliards d’êtres humains : je ne dis pas que ce nombre est souhaitable mais il suffit à prouver que le problème ce ne sont pas les humains mais les automobiles.

  4. Dans Comment ?
    Plutôt que :

    « En combattant le déferlement technologique, en orientant la recherche scientifique vers des techniques simples, transparentes et conviviales »

    Préférer :
    En rappelant que la technique est un MOYEN et un SAVOIR-FAIRE, en s’opposant au déferlement technologique et à la technologie où l’on nous fait croire que tous les problèmes ne peuvent être résolus que par une énième innovation technique. En rappelant que la science moderne et le déferlement technologique sont nés avec la culture capitaliste qui a détruit le pouvoir de la société sur l’économie et l’innovation.

    Et c’est dans Vers quoi ? que l’on précise :

    Vers une culture où la société reprendra le pouvoir sur les innovations techniques, scientifiques et sur l’économie.

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