Processus-décroissance http://processus-decroissance.xyz vers une maison commune des décroissant.e.s Wed, 22 Feb 2017 06:18:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.2 La décroissance s’oppose à la pérennisation de l’état d’urgence http://processus-decroissance.xyz/2017/02/11/la-decroissance-soppose-a-la-perennisation-de-letat-durgence/ http://processus-decroissance.xyz/2017/02/11/la-decroissance-soppose-a-la-perennisation-de-letat-durgence/#respond Sat, 11 Feb 2017 15:37:52 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=300 Depuis le 14 novembre 2015, l’état d’urgence est en vigueur et il a déjà été prorogé plusieurs fois.

L’état d’urgence est, en France, une situation spéciale permettant aux autorités administratives (préfet) de prendre des mesures restreignant les libertés. Il n’implique pas les forces armées contrairement à l’état de siège, cependant depuis plusieurs dizaines d’années on ne cesse de voir des soldats patrouiller dans les lieux publics, sans parler de ceux qui sont envoyés à l’étranger.

La décroissance constate l’augmentation continue des contrôles de toutes sortes, d’abord dans les aéroports, puis dans les gares, et suite à l’application de l’état d’urgence dans un nombre de plus en plus important de lieux publics. La décroissance s’inquiète en particulier de la multiplication des contrôles et assignations à résidence ayant frappé une partie de la population à cause de son faciès, rappelant une période que l’on croyait révolue. Ces  contrôles viennent s’ajouter à la vidéosurveillance, aux compteurs dits « intelligents », eau, gaz, électricité et autres moyens RFID, permettant de suivre à la trace chaque personne, pour soit-disant nous préparer le « meilleur des mondes » où tout serait interconnecté et surveillé. Ils n’ont absolument pas permis d’empêcher les attentats, bien au contraire, puisque les causes se trouvent justement dans la politique croissanciste et interventionniste occidentale en général et française en particulier.

La décroissance se souvient que l’état d’urgence a été crée par une loi du 3 avril 1955, au début de la guerre d’indépendance d’Algérie. C’est un legs de la période coloniale.

La décroissance s’insurge contre la politique française  en vigueur depuis au moins 500 ans consistant à envoyer des soldats à l’étranger pour gérer une situation coloniale, néo-coloniale et impérialiste, et imposer le « développement » qui a consisté à détruire les cultures locales en France et dans les colonies, en s’appuyant sur les chefferies les plus archaïques. Aujourd’hui encore plus de 25 000 soldats français sont présents hors du territoire français, et notamment ils conseillent les théocraties les plus sectaires qui font tout pour développer leur idéologie fondamentaliste partout dans le monde.

La décroissance condamne les attentats, et la violence d’où qu’elle vienne, mais rappelle que si notre pays avait adopté une politique non-interventionniste et surtout mis en oeuvre la décroissance nous ne les aurions certainement pas subis.

La décroissance aimerait que la France réduise ses prétentions, en abandonnant unilatéralement la bombe atomique, son siège de conseiller permanent à l’ONU, qu’elle sorte de l’OTAN et qu’elle adopte une diplomatie plus discrète, et de coopération avec les peuples, pas avec les dominants.

Arrêt immédiat de l’état d’urgence !

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Pourquoi faut-il dénoncer l’extractivisme ? http://processus-decroissance.xyz/2017/01/27/pourquoi-faut-il-denoncer-lextractivisme/ http://processus-decroissance.xyz/2017/01/27/pourquoi-faut-il-denoncer-lextractivisme/#respond Fri, 27 Jan 2017 17:48:20 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=268 L’extractivisme n’est pas le fait d’extraire des entrailles de la terre les ressources qui permettraient à chacun de couvrir ses besoins vitaux ; c’est le fait d’extraire de façon maniaque tout ce qui peut l’être : pétrole, uranium, sable, or, fer cuivre, métaux rares etc… avec pour seul pour objectif de nourrir le capital en complète déconnexion avec nos besoins réels. Il ne s’agit pas d’améliorer notre quotidien mais de produire au maximum pour alimenter la machine infernale « croissance-productivisme-consumérisme » dans les pays du nord global. Les exemples ne manquent pas, entre l’addiction au pétrole qu’entretiennent les lobbies automobiles, l’uranium qui alimente nos centrales et les métaux rares qui peuplent nos ordinateurs, tablettes et smartphones, les grands projets inutiles qui consomment sable et béton et avalent les terres agricoles.

 

Remuer de plus en plus de terre, aller de plus en plus profond parce qu’on a d’abord extrait les ressources les plus accessibles et les plus concentrées et utiliser des techniques toujours plus invasives et polluantes (fracturation hydraulique, forages en eaux profondes, déversement sans scrupule de produits dangereux dans les milieux naturels…), sont les sinistres corollaires de l’extractivisme.

L’impact environnemental est catastrophique : déforestation, atteinte à la biodiversité, réchauffement climatique, paysages de désolation, pollution des nappes phréatiques et de l’air que nous respirons, surconsommation de l’eau qui prive les populations et à l’autre bout de la chaine, des montagnes de déchets qui s’accumulent.

Les colonisations et l’esclavage, les conflits armés plus récents (Lybie, Niger, Irak…), la corruption des pouvoirs en place pour le contrôle des ressources ont asservi les peuples du sud, avec des conséquences sociales et sanitaires scandaleuses : déplacements des populations autochtones au mépris de leur culture, répression violente et systématique des résistances, populations exploitées (et travail des enfants), sous payées qui ne profitent pas des ressources naturelles de leur territoire mais subissent les conséquences environnementales de l’extractivisme, comme les montagnes de déchets radioactifs qui s’accumulent à Arlit au Niger, polluent les nappes et induisent une explosion des cancers pour satisfaire une partie de notre demande en Uranium.

La France est sur le point de relancer « les mines » et de nombreux permis ont été accordés récemment : de l’or dans la Creuse, or et argent en Haute Vienne… 55 permis de recherche de gaz de schiste sont encore actifs et le code minier a été revu pour faciliter ces exploitations.

 

Ce n’est pas la transition vers l’éolien et le photovoltaïque prônée par les « techno-écolos » qui stopperait cette folie extractive, bien au contraire : une grande éolienne contient en moyenne 500 kg de cuivre et de nombreux métaux rares pour une durée de vie maximale d’une vingtaine d’années, les panneaux photovoltaïques sont bourrés de métaux rares, ont une durée de vie plus courte encore et sont peu recyclables.

 

Autrement dit, malgré tous ces constats, malgré les informations disponibles et les alertes des scientifiques, gouvernants, candidats à la présidentielle, économistes et industriels s’obstinent à défendre et à développer l’extractivisme pour sauver une croissance illusoire.

Pourtant, au vu de l’urgence climatique, de la raréfaction des ressources, des crises alimentaires qui s’annoncent, l’humanité à tout à gagner à sortir de ce modèle productiviste.

 

Pour casser ces logiques destructrices, les activités humaines doivent être subordonnés aux lois du fonctionnement des écosystèmes naturels, et à la qualité de vie des habitants, c’est-à-dire produire selon les besoins, avec les ressources dont on dispose localement, des objets et des biens de qualité.

Se réapproprier les décisions politiques, habiter réellement nos territoires, mettre en commun et protéger les ressources disponibles en sont les conditions premières.

C’est le défi minimal que l’humanité a à relever pour laisser une chance aux générations à venir de ne pas vivre l’effondrement dans la barbarie.

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(f)estives 2017 de la décroissance http://processus-decroissance.xyz/2017/01/23/festives-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/01/23/festives-2017/#respond Mon, 23 Jan 2017 22:20:30 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=258 Depuis  10 ans, les décroissant.e.s rencontrent leurs amis, de l’objection de croissance, de l’antiproductivisme, de l’écologie radicale, pour partager un moment de dialogue.

Cette année, dans le Bourbonnais, à Saligny (Allier), les (F)Estives sont organisées par les décroissant.e.s en chemin vers une Maison commune de la décroissance (c’est nous 🙂 ).

Dans le même esprit que ce que nous appelons « discussions lentes »  – davantage co-construire un « nouveau paradigme », à la fois systémique et enthousiasmant et honorer vraiment les intervenants – nous poursuivrons cette année notre exploration de formes plus conviviales et plus radicales de réflexion : car nous pensons que ce sera le plus solide  moyen pour déboucher sur des propositions cohérentes et davantage « visibles ».

Le cœur thématique de cette rencontre sera celui d’une critique de l’individualisme : cette « fable » selon laquelle une société serait d’abord une juxtaposition d’individus rivaux. Ne faut-il pas au contraire retrouver une forme d’organisation sociale dans laquelle la découverte du sens de sa vie ne sera pas l’affaire de chaque individu isolé : « Trouver seul le sens de sa vie est une chimère » ?

En complément avec des « grands échanges », les ateliers seront les lieux pour approfondir, critiquer mais aussi formuler des alternatives, des contre-propositions, des expérimentations.

Ils seront aussi des moments de convivialité et de festivité dans lesquels l’imagination et l’écoute bienveillante seront favorisées.

Bref, il ne s’agira pas de « consommer » de l’atelier, de la table ronde, du divertissement mais d’abord de partager des moments en commun.

Comment a-t-on pu en arriver à un monde qui abandonne toute son organisation politique à la seule concurrence entre absurde et indécence ? Mais ce monde est le nôtre, alors… … alors si nous voulons radicalement rompre avec une telle course folle, les décroissants, au moment de co-construire leurs propositions radicales pour une réelle transition vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées, doivent produire un profond effort d’analyse critique pour aller débusquer les racines du productivisme et du consumérisme.

Ces (f)Estives exploreront l’hypothèse que l’une des racines la plus enfouie est celle de l’individualisme : le cadre d’une telle critique, c’est d’oser affirmer que « le sens de la vie est une question politique ».

Comment retrouver du Commun (vie commune, sens commun, décence commune, limites communes…), comment s’organiser politiquement pour s’occuper des « surplus » de l’économie, quels rapports devons-nous entretenir avec la Vie, le vivant et le vécu ?

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Aide aux candidats décroissants http://processus-decroissance.xyz/2017/01/14/aide-aux-candidats-decroissants/ http://processus-decroissance.xyz/2017/01/14/aide-aux-candidats-decroissants/#respond Sat, 14 Jan 2017 08:29:00 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=306 Se présenter à des élections, y compris législatives, ne demande pas de compétence particulière. C’est encore plus vrai pour les décroissants : Il nous suffit d’assumer l’étiquette de Décroissance pour disposer d’un mobile supérieur (et de la décliner comme on l’entend, si possible comme trajet nécessaire vers des sociétés libérées de la croissance)

Il suffit de s’inscrire en préfecture dans les délais avec un certificat d’état civil. Il faut avoir un mandataire financier, ce qui ne pose pas de problème puisque le candidat A sera le mandataire du candidat B et le candidat B celui de A.

La difficulté principale concerne le financement du matériel électoral de base appelé R39 (circulaire appelée aussi profession de foi et distribuée par la préfecture dans tous les foyers – affiche à coller soi-même sur tous les panneaux électoraux – bulletins en quantité suffisante, apportés par la préfecture dans tous les bureaux de votes), matériel sans lequel il est impossible d’obtenir un résultat significatif et à fortiori satisfaisant. Le coût n’est pas négligeable : minimum 2.500 euros pour une législative. Après l’invisibilité répétée de nos précédentes campagnes, nous faisons le choix cette année de produire ces documents indispensables à un minimum de visibilité.

Nous ne pourrons pas financer de candidatures tant que nous n’aurons pas accès au financement public (voir en fin de document). Cependant, nous pouvons très significativement en alléger le coût – des ¾ si vous êtes motivé et rigoureux, et peut-être même totalement – de trois manières :

  1. En mutualisant et en centralisant les frais d’impression auprès d’un seul imprimeur, ce qui réduit le coût de la candidature d’un bon tiers : notre groupe de travail élection proposera un verso de circulaire commun et une affiche commune pour tous les candidats, mais aussi le kit complet avec un recto commun : nous espérons ainsi ramener le coût d’une candidature aux législatives aux environs de 1.500 euros.

    Inconvénients :

    – il ne faudra pas être en retard pour envoyer votre bulletin et votre recto de circulaire personnalisée si vous choisissez cette option.

    – votre campagne devra être à « zéro euros » ( hors R39 ) pour éviter les frais de compte de campagne.

  2. En défiscalisant votre campagne pour diminuer son coût des deux tiers. Nous avons une association de financement qui peut recevoir des dons, défiscalisables aux deux tiers dès le mois de juin suivant l’année du don, comme les autres associations reconnues d’utilité publique.

    Mais il est interdit de se faire des dons à soi-même : il vous faudra alors trouver dans votre entourage – pas forcément décroissant – de généreux donateurs payant des impôts.

    Il existe différentes techniques pour convaincre votre entourage qu’il est préférable de financer une action salutaire d’éducation populaire, plutôt que le Trésor Public, en partie au service de politiques productivistes et pro-nucléaires. Faîtes preuve d’imagination ou demandez des conseils en persuasion auprès d’autres militants.

    L’AF-ADOC pourra ainsi très légalement régler vos factures d’imprimerie, au prorata des dons recueillis, moins 10% pour les frais de gestion.

    Ainsi, pour une facture d’imprimerie de 1500 euros en mutualisation totale, il vous faut 1670 euros de dons pour que l’ADOC paie la totalité de votre facture ( car 1670 e – 10 % = 1503 euros. Pour une facture de 1800 euros avec recto personnalisé, il vous faudrait environ 2000 euros de dons.

    Inconvénient : vous devrez faire preuve de rigueur :

    les chèques doivent être à l’ordre de L’ADOC ( Association Des Objecteurs de Croissance ) et pas à votre nom ; mais indiquer sur un papier à part quelle candidature ou quelle circonscription ils devront servir à financer

    les chèques doivent être envoyés à l’ADOC, chez C. S., Pallières, 30140 Thoiras ; faire un envoi groupé de vos dons si possible, pour faciliter la gestion ; il est conseillé d’envoyer vos dons à l’ADOC avant fin décembre 2016, pour pouvoir solliciter à nouveau vos donateurs en 2017.

    – il ne faut pas payer l’imprimeur mais attendre, après l’élection, que l’ADOC règle l’imprimeur au prorata des dons que vous aurez recueillis, avant de régler vous même le solde s’il en reste.

  3. En étant remboursé totalement l’année suivante : si nous sommes assez nombreux à atteindre les 1%, aux législatives comme cela semble possible, nous pourrons bénéficier du financement public pendant 5 ans. Nous pourrons donc vous rembourser dès l’année suivante ce que vous aurez tout de même payé vous-même, car nous en aurons les moyens et parce que vous l’aurez bien mérité.

    Inconvénient : il faudra faire très attention en remplissant les formulaires en préfecture : vous pouvez mettre ce que vous voulez pour parti politique – de préférence Décroissance quelque chose mais ce n’est pas décisif – mais vous devrez impérativement suivre nos consignes pour la rubrique « rattachement à une association de financement » : c’est normalement l’AF- ADOC, mais nous ferons peut-être un accord « technique » avec un autre groupe.

La seconde difficulté d’une candidature pourrait être la production du R39, principalement de la circulaire ou profession de foi et de l’affiche : nous pourrons donc vous alléger ce travail et même le supprimer, ce qui qui réduit encore le coût.

Nous conseillons cependant de personnaliser et de bien localiser la circulaire : c’est en effet l’occasion de réunir un groupe de travail pour en discuter, qui pourra devenir ensuite un groupe local, ou de raffermir les liens si le groupe existe déjà. Pour être efficace, vous pouvez vous inspirer des circulaires décroissantes passées visibles sur le site « Décroissance-élections » (1)http://decroissance-elections.fr/ et tenter une adaptation locale, assez aboutie et un peu plus longue qu’un recto A4, avant de susciter une réunion pour en discuter : l’enrichissement et la réduction du texte sont alors l’occasion de débats féconds et sans stress. Pour mieux toucher notre électorat potentiel, vous pouvez souligner l’aspect collectif de la candidature.

Nous espérons un investissement de votre groupe pour de nombreuses raisons pas toutes évoquées ici, mais vous devez savoir que le résultat à l’élection dépendra assez peu de cet investissement, et bien plus de la composition sociologique de votre circonscription, des candidats concurrents, de « l’air du temps » au moment de l’élection, etc… Vous pouvez ainsi avoir un investissement maximal sur une circonscription pour un résultat que vous jugerez décevant, alors que vous auriez obtenu un résultat supérieur sur celle d’à côté, presque sans rien faire.

Surtout, nous vous dissuadons de faire des excès financiers, comme il arrive parfois, enivré par les passions de l’action. Cela aurait pour effet de vous refroidir durablement et ce serait un échec pour le mouvement de la Décroissance. Alors, n’oubliez pas que vous aurez pour des législatives environ 15 ou 20 candidats autour de vous, que vous n’atteindrez probablement pas la barre des 5% qui permet d’être remboursé directement, que vous ne serez pas élu et que les élections ne sont qu’un moyen parmi d’autres de faire progresser les idées de la Décroissance.

Seules les élections législatives permettent d’accéder à un financement public, pendant 5 ans, à raison de plus d’1 euros par électeur et par an, si 50 candidats, parmi 80 candidats de la même association électorale, obtiennent plus de 1% des suffrages. C’est un objectif qu’il est possible d’atteindre. Ce financement public permettrait de rembourser totalement les candidats, de construire une maison commune des décroissants, de soutenir les actions typiquement décroissantes, etc …Ce serait une étape à franchir pour le mouvement décroissant.

N’hésitez pas à contacter le groupe élections du processus décroissance. Contact : elections@listes.processus-decroissance.xyz

Site internet du processus :

Coordonnées de l’association de financement :

AdOC, chez C. S., Pallières, 30140 Thoira

Notes et références   [ + ]

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Appel à des candidatures pour la décroissance aux élections législatives de juin 2017 http://processus-decroissance.xyz/2016/12/07/appel-a-des-candidatures-pour-la-decroissance-aux-elections-legislatives-de-juin-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2016/12/07/appel-a-des-candidatures-pour-la-decroissance-aux-elections-legislatives-de-juin-2017/#comments Wed, 07 Dec 2016 14:14:35 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=216 Pourquoi la décroissance ? Parce qu’il ne s’agit plus d’objecter à la croissance, il s’agit de repasser sous les seuils de soutenabilité sociale et écologique.

Au regard du monde dans lequel nous pataugeons, il est indispensable d’emprunter collectivement le trajet de la décroissance vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées. Étant entendu que cette décroissance passe par la baisse de l’extraction, de la production, de la consommation, des déchets.

La question des limites est un élément crucial de la philosophie politique naissante de la décroissance. Or, les lois sont des limites dont se dotent les Hommes pour réussir à vivre ensemble, c’est une des raisons pour lesquelles il est légitime de se présenter aux élections législatives qui auront lieu les 11 et 18 juin 2017. Notre projet non-electoraliste se doit d’être présent lors de ce débat, sans tomber dans l’illusion d’une élection changeant la société.

Les décroissant.e.s réuni.e.s à Peyrat de Bellac les 29 et 30 octobre 2016, lancent cet appel pour présenter 90 binômes de candidat.e.s décroissant.e.s aux législatives de 2017. Ces candidatures doivent être l’occasion de faire campagne pour rendre visible la décroissance dans le débat public avec des propositions identifiantes et clivantes.

Nous faisons le choix d’être présents aux législatives de manière autonome. Le projet cohérent que nous définissons depuis des années ne peut trouver sa place au sein des partis écologistes (capitalistes) ou d’extrême gauche (productivistes) actuels. De plus, ce projet ne peut se réduire à la transformation de la démocratie représentative (tirage au sort, listes ou candidatures « citoyennes ») portée par de nombreux groupes à chaque élection désormais.

Pour atteindre ce premier objectif de visibilité de la décroissance nous ferons campagne avec nos bulletins, nos programmes et nos affiches, sans quoi notre projet serait à nouveau condamné à l’invisibilité.

Le deuxième objectif est de rechercher les financements public et privé des organisations politiques afin de se donner les moyens financiers de rendre visible la décroissance.

L’engagement politique auquel nous vous appelons nous amènera à écrire ensemble les idées du programme à faire connaître à nos concitoyen.nes.

Retrouver le sens des limites, redonner du sens à nos vies en désirant préserver la vie sur Terre, une vie décente pour nos petits-enfants : n’est-ce pas là une ambition enthousiasmante ?

Nous vous invitons à nous rejoindre. Vous pouvez dés à présent vous organiser localement et prendre contact avec le groupe de travail « Elections ».

→ Contacts du groupe de travail Élections du Processus-Décroissance :

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Il est venu le temps des adhésions http://processus-decroissance.xyz/2016/12/06/il-est-venu-le-temps-des-adhesions/ http://processus-decroissance.xyz/2016/12/06/il-est-venu-le-temps-des-adhesions/#comments Tue, 06 Dec 2016 19:09:14 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=210 Face à la multiplication des votes d’adhésion de droite, les amis de la décroissance doivent répondre par une forte visibilité pour défendre le choix d’une transition écologique et sociale

Des votes surprenants, populistes, vraiment ?

La récente victoire sans faille dans les primaires de la droite de François Fillon ne fait pourtant que suivre la spectaculaire élection de Donald Trump aux USA, lui-même se revendiquant de l’imprévue victoire du Brexit. les primaires démocrates aux USA nous avaient offert, côté gauche, plus d’une victoire imprévue de Bernie Sanders (ce qui aurait pu mettre la puce à l’oreille d’Hillary Clinton sur sa réelle impopularité). De même, chez nos voisins anglais, quand Jeremy Corbyn renversait 2 années de suite les prévisions de l’establishment travailliste.

Badaboum, les meilleurs stratèges et autres coachs de nos politiciens, semblent aujourd’hui avoir perdu leur boule de cristal. Foin de toute explication alambiquée, comment ne pas tout simplement constater que les Américains ont élu un… Américain, parfait profil d’un WASP encore démographiquement majoritaire. Comment ne pas tout simplement constater que la primaire de droite a logiquement été favorable à une droite primaire : socialement conservatrice, économiquement libérale, étatiquement autoritaire. Une droite sans fard qui va reprendre la bonne vielle antienne que la richesse des uns finira bien par se déverser sur la fainéantise des autres.

Il est donc venu le temps des votes d’adhésion. Fini les blablas, un Américain bien lourd pour les Américains, un présidentiable bien de droite pour une France si mal à gauche. De même,  cessons de nous cacher que le vote frontiste sera lui aussi un vote d’adhésion.

Les amis de la décroissance doivent aussi affirmer leur choix

Face à tout cela, les nombreux amis de la décroissance répondent par une visibilité sans déguisement. Nous affirmons le choix politique pour une transition écologique et sociale qui consistera d’abord à repasser sous les plafonds de l’insoutenabilité écologique et de l’indécence sociale.

Dire oui à une baisse de la croissance, oui à une baisse du temps de travail, oui à la fin de la misère, oui à la fin de la richesse.

Parce que ce que nous voulons, c’est retrouver le sens des limites, c’est redonner du sens à nos existences en préservant la vie sur Terre, en garantissant une vie décente pour nos petits-enfants : voilà une ambition enthousiasmante. Mais les gauches et les écologistes déboussolés, qui croient qu’il suffit d’ajouter un peu de rouge par-ci et un peu de vert par-là, sans être pourtant capables d’abandonner leurs vieilles illusions progressistes, sont-ils prêts à cet effort de reconstruction d’une philosophie politique cohérente et mobilisatrice ?

Parce que, nous, ce que nous voulons, c’est juste bien vivre, ensemble : voilà le cœur de la politique.

Rejoignez-nous.

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Cinquième étape : Rencontres des décroissant.e.s à Peyrat de Bellac, 28-29 octobre 2016 http://processus-decroissance.xyz/2016/11/18/cinquieme-etape-rencontres-des-decroissant-e-s-a-peyrat-de-bellac/ http://processus-decroissance.xyz/2016/11/18/cinquieme-etape-rencontres-des-decroissant-e-s-a-peyrat-de-bellac/#comments Fri, 18 Nov 2016 18:14:29 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=148

La rencontre a été riche : le CR va donc l’être aussi. Voici d’emblée le relevé de toutes les décisions prises : Relevé_décisions.PDF → cliquer ici

Samedi 29, 10h00-11h45

→ Objectif : discussion sur un code de bonne conduite des échanges lors des rencontres internes au processus-décroissance

  • Consécutivement aux rencontres de Pontarlier (Etape N°5, juillet 2016), il avait été décidé de commencer notre rencontre en revenant sur les conditions nécessaires à des échanges de qualité.
  • Les enseignements des rencontres, Point n°7 : Rôle crucial de l’animation des discussions, sont donc relues.
  • Les difficultés et tensions rencontrées à Pontarlier s’expliquent en grande partie par la conjonction des rencontres du processus juste avant les journées consacrées aux rencontres des Objecteurs de croissance.
  • Il convient de s’assurer d’un accueil bienveillant à l’égard des nouvelles personnes participants au processus tout en garantissant le respect du travail effectué par les anciens engagés dans le processus afin de ne pas tout recommencer à zéro comme si de rien n’était. Du passé, ne faisons pas table rase…

. Comment garantir le bon accueil des nouveaux ?

Il est décidé de le faire de deux manières :

  • Lors des invitations, insister sur le fait de se mettre au courant du travail déjà réalisé (en indiquant les liens vers le site, proposer des numéros de téléphones vers des personnes ressources capables de faire un point sur l’état d’avancement du processus) → Histoire du processus (une frise)
  • Organiser un accueil personnalisé en amont, le vendredi soir de chaque week-end de rencontre afin de :
    • échanger avec les nouveaux sur ce qu’ils comprennent du processus-décroissance ;
    • échanger sur nos motivations réciproques ;
    • garantir la transmission d’un relai sur l’histoire de ce processus

. Comment reconnaître le travail des anciens ?

La question de la légitimité historique est posée. Il est décidé de créer une liste des premiers participants (rencontres n°1 et 2 du processus qui seraient signataires de la déclaration d’intention : « Rendre visible la décroissance, c’est maintenant ».

Le rite du silence demandé aux nouveaux pendant un certain telle que le pratique Les Francs-Maçons est rapidement écarté.

L’idée de réaliser un trombinoscope est émise.

Afin de permettre d’ouvrir le Processus-décroisssance au plus grand nombre, il est décidé que sur le site figurent des synthèses et relevés de décision concis et explicites, effort nécessaire pour ne pas noyer les lecteurs dans des compte-rendus denses.

Les enseignements pourront s’enrichir du texte élaboré en 2012 (sur une idée initiale de Boris Prat) : « Ceci n’est pas un règlement intérieur ».

Suite aux rencontres du Processus-décroissance il faut reconnaître que la question de l’autolimitation (individuelle et collective) est centrale pour une bonne qualité des échanges.

Voici donc une proposition de code de bonne conduite des échanges (qui sera discutée et amendée avant la prochaine étape du processus en février 2017) qui pourrait s’intituler :  « Ceci n’est pas un code de qualité des échanges ».

. Proposition d’un supplément à « Ceci n’est pas un règlement intérieur »

À l’usage de celles et ceux auxquels il reste un peu d’humour, de prudence sur leurs propres (1)ou sales travers et qui recherchent une décroissance de leur empreinte EGO-logique (2)Lire à ce propos le drôle et excellent ouvrage de Serge Marquis Pensouillard le Hamster, Petit traité de décroissance personnelle, Editions transcontinentales http://www.tcmedialivres.com/p/17/c/12/l/1287/pensouillard-le-hamster et vidéo de Serge Marquis https://www.youtube.com/watch?v=gz6XDflZMGM  !

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Processus-décroissance pour rendre invisible la décroissance en tant que trajet vers des sociétés écologiquement insoutenables, socialement indécentes et démocratiquement inorganisées 🙂
  1. Pour atteindre nos objectifs, il est indispensable d’être convaincu.e que l’individu est au centre de tout, au commencement de tout ; N’oublie donc pas de prendre inlassablement la parole pour prodiguer au groupe ce que toi tu as compris. Le collectif n’est jamais qu’une juxtaposition d’individus et ne doit pas précéder l’existence de chacun des individus vivants.
  2. Afin de mobiliser le minimum de décroissant.e.s, il est nécessaire que le « groupe pilote » s’assure d’envoyer, le plus tardivement possible, les indications concernant dates et lieux de rencontres.
  3. Evitons de nous assurer que les nouveaux ont été accueillis, sinon faisons-le sans bienveillance.
  4. Pour garantir une efficacité minimum à nos rencontres, mettons un point d’honneur à imposer un ordre du jour flou et mal structuré.
  5. Quelques jours avant la rencontre, mais le plus tard possible, iI est recommandé de s’échiner à remettre en cause l’ordre du jour préalablement défini collectivement. Si cet effort ne provoque aucune réaction, pousse le bouchon un peu plus loin et suggère, au nom de la souveraineté des fantômes, qu’il ne devrait y avoir aucun ordre du jour proposé au préalable.
  6. Point crucial, ne prévoyons surtout pas à l’avance les personnes pour l’animation, la prise de notes et la rédaction des comptes-rendus et relevés de décisions ; l’auto-organisation naturelle est notre alliée.
  7. En tant qu’individu, je ne suis jamais responsable de l’ambiance de travail du groupe. C’est toujours de la faute des autres.
  8. Si quelqu’un.e donne (livre à l’assemblée) le fruit de son lent travail de réflexion, ne t’accorde surtout pas le temps de sa réception, rends-lui tout de suite des objections. Bref, rejette l’obsolète invariant anthropologique mis en lumière par Marcel Mauss (donner-rendre-recevoir) et préfère-lui : Prendre / Rejeter / Vomir (3)http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1994_num_34_130_369720.
  9. En fin de journée, sachant que la fatigue est bonne conseillère, tu es libre de franchir le plafond de l’espace écologique des échanges. Refuse complètement de prendre en considération les faiblesses et/ou émotions de certain.e.s.
  10. Ne reconnaissons surtout pas les efforts accomplis ensemble et individuellement pour permettre la réussite de l’échec du processus (et lycée de Versailles).
  11. Faisons faire les comptes-rendus, les relevés de décision et la mise à jour du site par les mêmes personnes, on pourra ainsi leur reprocher plus tard de ne jamais partager le pouvoir d’agir.

Quand bien même tout cela paraîtrait évident… Dites « 33 » et ça ira mieux la prochaine fois, en relisant ce code qualité des échanges entre décroissant.e.s et en l’appliquant.

Samedi 29, deuxième partie de matinée

→ les Comités de Pilotage

. Le Comité de Pilotage « Communication Interne »

Le comité interne commence par présenter son travail. Ils ont fait une réunion à Paris, et ont surtout réfléchi sur :

  • le vademecum
  • définir ce qui était de leur ressort et ce qui ne l’était pas.
  • Sortir du « brouillard » décroissant : idées = signifier la participation des groupes par la signature d’un texte telle que la déclaration d’intention, afficher ceux qui participent au processus sur le site, diffuser une lettre par les différents réseaux qui font partie du processus.

Une question est immédiatement soulevée : le rôle du comité de pilotage (copil) « Communication interne » est-il de réfléchir lui-même sur des objets comme le vademecum ? Quel est le rapport entre les groupes de travail et le comité de pilotage interne ?

Pour beaucoup, le rôle de ce comité de pilotage n’est pas clair, on reprend donc le CR de Pontarlier et on relit les rôles du copil.

En conclusion :

Le copil Communication interne n’a pas de rôle en soi sur le vademecum, il est là pour renvoyer des personnes intéressées vers le groupe de travail associé. Il apporte un soutien dans leur propre dynamique aux groupes de travail (rôle d’animation).

Le copil interne a un autre rôle : organiser des réunions telles que cette rencontre à Peyrat de Bellac.

On lui accorde la légitimité de :

  • contacter les personnes intéressées ;
  • déterminer le lieu ;
  • proposer l’ordre du jour des réunions (au cas où l’ordre du jour n’aurait pas été planifié collectivement lors des rencontres antérieures).

Le copil interne doit également créer des listes efficaces des groupes et personnes concernées par le processus, dans le but de les contacter pour les réunions (rôle de mise en réseau).

Pour ça, il est indispensable qu’un « mécanicien » informatique (=quelqu’un qui ait les compétences informatiques) fasse partie du copil et manie les outils listes et sites. Il ferait également partie du groupe de travail internet : Simon Baehrens.

Pour ce qui est de la mise en réseau, on s’interroge sur comment les groupes sont rattachés au copil. On n’obtiendra pas les listings des différents groupes qui ne voudront pas les donner. De toute manière, une véritable mise en réseau ne se fera pas uniquement derrière des écrans d’ordinateur, il faudra un jour se déplacer.

Relevé de décision quant aux rôles du Comité de Pilotage « Communication interne » :

  • Animation et soutien des groupes de travail
  • Travail de mailing et de mise en réseau, par le biais d’une personne compétente en informatique à définir, réfléchir à rencontrer les groupes ?
  • Organisation des réunions du processus-décroissance, avec légitimité pour le faire

. Quels groupes sont associés à chacun des deux comités de pilotage ?

Copil Communication Interne Commun aux deux Copil Copil Communication Externe
·         Vademecum

·         Mise en réseau

·         Inventaire des formes d’organisations possibles

·         Portail – Site

·         Festives (politiques) de la décroissance

·         Élections

·         NTIC

·         (F)estivales de la décroissance

·         Limites (revue)

·         Scientifique et éthique

·         Déclaration commune

. Le Comité de Pilotage « Communication externe »

Pour le Com Pil Communication externe: un abonnement MyConf à été souscrit (4)Financé par « Décroissance-MOC » pour permettre des réunions téléphoniques.

Rappel des missions du Com Pil Ext → Dépasser le seuil d’invisibilité de la décroissance.

Actuellement, le copil ext fait :

  • Mise en place d’une liste, via Google Sheet, de médias (papier, radio, TV, Web), d’associations proches de l’objection de croissance et de la décroissance avec si possible les coordonnées des personnes ressources connues et contactables (ex : untel du Front de Gauche,etc)
  • Des communiqués à destination des médias et des organisations, communiqués visibles sur le site Processus-decroissance sur le site.

Le deuxième communiqué est un cas d’école : initié par Adrien Couzinier, très catastrophiste. Il soulève la question d’être ou non d’accord avec la parution d’un texte comme communiqué d’un processus commun.

Il semble vraiment compliqué d’envoyer les communiqués à tous les membres du Processus afin d’avoir l’accord de tous pour chaque parution. Le copil ext a la légitimité pour écrire et envoyer les communiqués au nom des décroissant.e.s. Toutefois, il se doit d’être vigilant et être en mesure de se rendre compte lui-même des moments où des textes sont susceptibles de poser problème. Alors, il doit être capable d’organiser le débat avec d’autres membres du Processus pour permettre une prise de position. Dans l’hypothèse de la publication d’un communiqué problématique, il existe également un comité de surveillance pour les cas tangents.

La question du lien entre les groupes locaux et le processus est soulevé : si des groupes locaux contactent le copil ext pour communiquer, qui et quoi leur répondre ? Il faut éclaircir les droits et devoirs des groupes locaux, pour leur poser des règles claires. Le lien doit cependant rester souple et l’autonomie forte.

Si le processus n’a pas légitimité à donner des ordres aux locaux, il n’en sera peut-être pas de même pour la maison commune : il faudra bien accepter d’avoir quelque chose de commun à communiquer.

Dans tous les cas, que faire des groupes qui ne respecteront pas les règles ?

Samedi 29, après-midi et soirée

→ Le « noyau de la décroissance » + méthode de visibilité

Nous avons consacré l’atelier du samedi en fin d’après-midi au « Noyau » de la décroissance, comme fondation (philosophique) de notre projet politique : à partir du travail de « théorie de la pratique » mené par Michel Lepesant sur la base de ses réflexions personnelles et des discussions déjà engagées sur cette question tant lors des rencontres nationales que rhône-alpines.

Pourquoi les décroissant.e.s doivent-ils reconnaître qu’ils ont (d’abord) besoin d’un noyau (philosophique) pour faire de la politique ? Sans tout ramener à lui (évidemment), il faut faire l’hypothèse que c’est précisément faute d’un tel travail en profondeur qu’aujourd’hui la politique se dépolitise. Se donner un noyau permet donc directement aux décroissant.e.s d’avancer dans leur stratégie de visibilité « clivante et identifiante ».

. Avec quoi il ne faut pas confondre le « noyau »

Le « noyau » n’est que l’un des « éléments » dont la fonction est d’assurer la visibilité de la décroissance. Il ne s’agit pas de les confondre :

  • une devise de la décroissance
    • Celle de la république française est philosophiquement et politiquement très forte : liberté, égalité, fraternité. Sa force réside dans sa capacité à mettre en tension liberté et égalité puis à proposer la fraternité comme conciliation. L’ordre n’est évidemment pas anodin.
    • Pour des raisons que exposées ailleurs (pourquoi dans cet ordre, pourquoi écarter simplicité, autonomie et échange ?), je proposerais bien : sobriété, émancipation et partage.
    • A ces trois « idéaux », des discussions entre nous ont ajouté : convivialité. La référence aux travaux d’Ivan Illich permet en effet de voir dans la convivialité un terme qui permet de très bien poser les débats qui doivent exister entre socialité et technicité, débats essentiels pour les décroissant.e.s quand ils veulent penser leurs rapports à la société et à la nature.
  • nuage_valeursun nuage des valeurs
    • A la différence du travail précédent (sur la devise), la totalité du travail sur les valeurs peut et doit être confiée à tout.e décroissant.e qui participe au processus.
    • On pourrait imaginer qu’à chaque engagement – en plus d’adhérer à la déclaration commune, voire de participer financièrement – un.e décroissant.e propose 6, 8 ou 10 valeurs de son libre choix.
    • Le tout pourrait se visualiser dans un « nuage des valeurs ».
  • proposition et éléments de programme → « moyeu » programmatique de la décroissance
    • Dans le passé, à l’occasion de tentatives de convergence ou de présences électorales, des décroissant.e.s ont déjà proposé des catalogues de telles propositions ; par exemple, http://www.les-oc.info/wp-content/uploads/2012/11/Adresse-du-MOC-aux-antiproductivistes.pdf
    • Un tel programme pourrait s’échelonner en trois temps : ce que l’on peut immédiatement adopter, ce par quoi il faudrait commencer dans un trajet de décroissance, ce qui dans un tel trajet fournirait comme un clapet anti-retour (vers la croissance).

. Le « noyau » et les « rayons »

La Maison commune des décroissant.e.s est une « bergerie » et on ne veut pas y faire entrer le « loup » de ce que nous appelons « l’unitude » (c’est-à-dire la confusion et le brouillard qui surgissent dès que l’on veut « faire nombre » avant de « faire sens »).

D’un autre côté, il ne s’agit pas non plus de construire un bunker de la décroissance. D’où l’idée d’un noyau central constitué par des « principes », sur ce qui fait vraiment fond entre les décroissant.e.s, associée à celle de « rayons » afin de permettre des discussions et des dissensus au sein même de la maison commune.

Son usage : faire le tri entre ce qui est « décroissant » et ce qui l’est moins ou pas du tout → Pour une Maison commune de la décroissance, visible parce que clivante et identifiante, pour défendre une radicalité comme cohérence mais pas comme intransigeance.

L’image des rayons est doublement féconde :

  • Deux rayons peuvent être diamétralement opposés ; placés au cœur du noyau, ce serait une contradiction. En tant que rayons, ce sont juste les termes d’une discussion. Par exemple, la proposition d’un revenu inconditionnel (qui peut être un élément de programme) peut au sein de la Maison commune être défendue et critiquée, l’important est juste qu’elle soit discutable et discutée.
  • L’orientation des rayons n’est pas centripète mais au contraire centrifuge. Il ne s’agit pas de faire venir au centre, il s’agit au contraire de rayonner à partir du centre. Cette orientation centrifuge assure une politico-diversité essentielle à la cohérence, propre à toute organisation systémique, faisant place à la tension entre efficacité et résilience.

. Une méthode

En cherchant la cohérence de ce qui pourrait constituer un tel noyau, une méthode s’est dégagée. Même si elle est donc apparue postérieurement au « noyau », il semble plus pédagogique de la présenter en premier → Une proposition politique doit être capable de fournir une définition, un fondement, un objectif et  un mobile parce que nous avons besoin :

  •  de définir (clairement et distinctement) : pour sortir des brouillards
  • d’un fondement : pour aller au bout, dans une discussion, de l’argumentation
  • d’un objectif : pour offrir de l’enthousiasme
  • d’un mobile : pour échapper au risque de la dépolitisation

C’est pourquoi :

  • Une définition doit être identifiante et clivante : il faut savoir de quoi on parle, sans confusion, sans brouillard.
  • Un fondement dit ce qui est juste : justifier, c’est fonder, légitimer et pour cela il faut aller aux fondements, aux racines, ce qui suppose une exigence idéologique à laquelle la société du spectacle nous déshabitue. On rencontre le besoin d’un fondement dès que l’on va au bout d’une discussion.
  • Un objectif dit ce qui est désirable : on ne peut pas contenter quand on fait de la politique de s’enfermer dans la dénonciation et la critique : car c’est ainsi que la priorité accordée au réalisme sur l’idéalisme en vient toujours in fine à se replier sur une politique du moindre mal.
  • Un mobile précise ce qui est faisable, il doit être politiquement mobilisateur : on ne peut se satisfaire de participer à des débats à l’issu desquels les participants, aussi réceptifs qu’ils aient pu être, ne passent pas à l’action.

. Proposition de Noyau

  • Définition de la décroissance comme trajet, comme parenthèse: il s’agit de repasser sous les plafonds de l’insoutenablité écologique. Si la décroissance était une « société », ce ne serait qu’une société de transition, la plus brève possible, démocratique, la plus sereine possible. Bref, pas question de défendre la décroissance pour la décroissance. La décroissance est le chemin, l’horizon est la relocalisation. C’est pourquoi nous devons garder mordicus ce terme de « décroissance » : en effet, il s’oppose négativement à la « croissance » ; en effet, « la croissance pour la croissance » est tout aussi absurde que « la décroissance pour la décroissance » ; en effet, la croissance est « un monde » tout comme la décroissance est « un monde » (ambition systémique de la décroissance → le « fameux » nouveau paradigme) → Ce monde est celui de la proximité, de la relocalisation.
  • Cadrer nos réflexions dans cet « espace écologique » qui est défini par un plancher et un plafond. Il s‘agit là 1/ de replacer la politique au cœur de l’écologie (et non pas l’inverse) ; 2/ de rompre avec la définition de la liberté comme franchissement des limites (dès que l’on pense entre 2 limites, alors la liberté se définit comme ce que l’on partage dans l’espace ainsi encadré, au lieu de consentir à ce que seule la rivalité des libertés individuelles puisse les limiter). Cette espace écologique est le « domaine de définition » de la décroissance.
  • Pas de décroissance « à reculons » → Priorité à l’argument du « quand bien même » sur l’argument de la nécessité ; Il ne s’agit pas de refuser ce dernier argument, il s’agit juste de le remettre à sa place et de ne pas lui donner la première place (car dans ce cas, on dépolitiserait la décroissance). Quand bien même la nature fournirait des « ressources » sans limites, quand bien même l’économie fournirait des « richesses » sans limites, nous serions quand même pour la limitation des « ressources » et des « richesses ». Non seulement en vertu d’un principe de limitation et de mesure mais aussi au nom d’un principe d’auto-limitation. Cet argument du « quand bien même » se justifie par la priorité accordée aux « valeurs » sur les « constats » (quand bien même le capitalisme ou le productivisme ne seraient pas en crise, nous les critiquerions). Les décroissant.e.s sont des idéalistes (ils ont une « âme ») ; ce qui ne leur interdit pas d’être « réalistes » : mais à condition de donner au réel le dernier mot, mais pas le premier.
  • Critique du fondement particulièrement caché/enfoui de l’individualisme. Il ne s’agit pas de se contenter de rejeter un individualisme de façade, il faut être « radical », aller à la racine et s’apercevoir que presque toutes les fables de la croissance reposent sur une fable commune quant à la nature et la genèse de ce qui fait une organisation sociale : celle selon laquelle l’individu précéderait la société, selon laquelle une société serait d’abord une juxtaposition d’individus. C’est cette critique radicale de l’individualisme qui fera véritablement de la décroissance une philosophie politique, c’est-à-dire une recherche de ce qui fait sens dans une vie humaine. A cette question du sens, les décroissant.e.s choisissent leur camp : défendre une conception de l’organisation sociale dans laquelle la découverte du sens de sa vie n’est pas l’affaire de chaque individu isolé : « Trouver seul le sens de sa vie est une chimère ».
    • « Dans la modernité, la découverte du sens de la vie est l’affaire de chaque individu isolé. Le postulat est que chaque individu a le droit de mobiliser toutes les ressources nécessaires à cette fin. Au niveau de la société, cela se traduit par une exigence non négociable de croissance : seule la croissance peut satisfaire toutes les exigences de tous ces individus ne devant pas être limités », écrivent brillamment G. Kallis, F. Demaria et G. D’Alisa dans leur introduction à Décroissance, Vocabulaire pour une nouvelle ère.
    • Et dans l’Epilogue, cette critique révèle toute sa fécondité. Puisque « même dans une société de sujets frugaux dotée d’un métabolisme réduit, il y aura toujours un excédent, qui devra être dépensé si l’on veut éviter de réactiver la croissance », alors « le binôme sobriété personnelle/dépense sociale doit remplacer le binôme austérité sociale/excès individuel ». Voilà la question politique propre à éviter aux décroissant.e.s toute rechute dans l’individualisme : « Il nous faut réfléchir aux institutions qui seront responsables de la socialisation de la dépense improductive et des manières dont les surplus en circulation seront limités et épuisés ».
    • Une telle critique de l’individualisme mettra la décroissance sur les rails de la critique radicale de la Modernité et de sa philosophie du Sujet (défini en opposition à tout ce qui est Objet – la nature, le non-humain, etc.). Le défi d’une telle critique sera de conserver à la décroissance une visibilité désirable : ce que permet facilement la distinction entre faim, appétit et gourmandise.
    • Non seulement l’individualisme mène logiquement à la croissance mais, réciproquement, la croissance est d’abord celle de l’individu : la religion du Progrès repose sur le postulat de la perfectibilité de l’humain (individuelle comme collective, le passage d’un niveau à l’autre étant assuré par la fable de l’essaimage). Jusqu’à quel point les décroissant.e.s sont-ils déjà capables d’assumer que « l’homme est un être imperfectible » ? Une telle « imperfectibilité » n’interdit pas toute éducation mais en sape toutes les variantes « progressistes ».

. Tableau récapitulatif du noyau

noyau_ml

. Mise en pratique de la méthode proposée (en soirée)

Cela a soulevé quelques questions et des mécompréhensions, c’est pourquoi nous avons continué par un atelier après le repas du samedi soir : essayer d’appliquer la méthode à l’interview donnée par Lionel à France3 Lorraine, sans aucune prétention à juger son intervention. Qu’il nous excuse de l’avoir pris comme support de notre discussion, et nous l’en remercions.

La méthode a consisté à se demander :

  • Sa définition de la décroissance est-elle claire et distincte ?
  • Sa présentation de la décroissance est-elle cohérente ?
  • Sa présentation de la décroissance est-elle désirable ?
  • Sa présentation de la décroissance est-elle mobilisatrice ?

Dimanche 30, reprise de la discussion sur « le noyau »

Le dimanche matin, un nouvel atelier de discussions sur le « noyau » était prévu afin que Michel Lepesant revienne sur les mécompréhensions autour du partage de son travail de philosophie politique. Il avait, le matin même, réalisé un tableau (Cf. ci-après) pour bien distinguer « la méthode » applicable à tous les projets et propositions politiques et « le noyau », c’est-à-dire la méthode appliquée à la décroissance.

. Tableau récapitulatif de la méthode

Une méthode pour la visibilité

(Ce qui signifie qu’en réponse à des objections, on se demandera d’abord : est-ce que ce que l’on m’objecte accroît ou non la visibilité de la décroissance ?)

Noyau philosophique de la décroissance
Quoi ? Définition Est-ce que c’est clair et distinct ? Est-ce que c’est clivant et identifiant ? Sortir des brouillards (5)http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/08/13/qui-sont-les-oc/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/07/02/decroissant-anthropocene/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2010/08/13/quelle-difference-entre-decroissance-et-objection-de-croissance/ Trajet, parenthèse, une « époque »
Pourquoi ? Fondement Est-ce que c’est cohérent ? Est-ce que c’est juste, justifié, fondé ? Faire aboutir une discussion (aller au fond, au bout) (6)http://decroissances.blog.lemonde.fr/2014/02/23/nndl_2013/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2008/09/29/la-radicalite-la-coherence-plutot-que-lintransigeance/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2008/08/21/un-idealisme-politique-a-partir-dun-article-de-michel-dias/ (double) Limitation, plancher-plafond
Vers quoi ? Objectif Est-ce que c’est désirable ? Quel est le besoin insatisfait ? Offrir de l’enthousiasme, et pas seulement des constats (7)http://decroissances.blog.lemonde.fr/2016/02/22/comment-imaginer-la-vie-quotidienne-apres-la-decroissance/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2015/09/04/utopistes-decroissantes/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/11/05/zindignees-8/ Critique radicale de l’individualisme (sens de la vie)
Comment ? Mobile Est-ce que ça mène à l’action ? Est-ce que c’est faisable ? Est-ce que c’est mobilisateur ? Echapper au piège de la dépolitisation (celle de l’aubaine ou celle de l’impuissance) (8)http://decroissances.blog.lemonde.fr/2016/01/05/le-souhaitable-et-lineluctable-2/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2015/01/03/lineluctable-et-le-souhaitable-1/ Pas de décroissance à reculons, quand bien même…

 

Dans le tableau, les colonnes de gauche constituent la méthode et la colonne de droite applique cette méthode de réflexion à la décroissance. Cette réflexion a pour but de définir une sorte de règle du jeu afin de pouvoir dire qui est « hors-jeu ».

  • Méthode : quelle est la définition claire et distincte de ce projet, le quoi ? Pour la décroissance c’est le trajet pour repasser sous les plafonds de la soutenabilité ; trajet vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées, qui passe par la baisse de l’extraction, de la production, de la consommation, et des déchets.
  • Méthode : quel est le fondement de ce projet ? Le pourquoi ? Ce projet est-il cohérent ? Ce qui donne sa cohérence à la décroissance, c’est la notion de double limite définie par un plancher et par un plafond.
  • Méthode : quel est l’objectif de ce projet ? Vers quoi ? Est-ce désirable ? Ce qui rend la décroissance désirable, c’est la conception non individualiste d’une vie sensée. « Croire que l’on peut donner seul-e un sens à sa vie est une chimère ».
  • Méthode : quel est le mobile de ce projet, le comment ? Le projet de la décroissance est-il mobilisateur, faisable ?

Cette (double) proposition (de méthode et de noyau) est une proposition achevée :

  • « Achevée » ne veut pas dire « indiscutable » (bien au contraire  🙄 ; mais « achevée » veut dire « définie », qu’il ne faut pas confondre avec « finie »).
  • La suite des discussions pourra donc emprunter deux voies : celle des modifications de cette double proposition de Michel Lepesant, mais aussi celle des autres propositions → tout aussi définies.
  • Une telle présentation en tableau se veut systémique (ouverte, comme un écosystème) et non pas systématique (fermée, comme une grille de lecture).
  • Le « noyau philosophique de la décroissance » est un pilier de la visibilité de la décroissance : 1/ cela ne veut pas dire qu’il est lui-même visible, ni 2/ qu’il est le seul pilier de cette visibilité : il faut aussi travailler une devise, le nuage des valeurs, un « moyeu programmatique »…
  • Et il ne faut pas oublier toutes les discussions sur les rayons de ce « noyau » : Sur la technique, sur le pouvoir, sur l’État, sur les besoins…

Il a été décidé, à la demande de certain.e.s, de constituer un groupe de travail, ou plutôt que le groupe de travail « politique, scientifique, théorique, éthique » évoqué à Pontarlier (Etape n°4 en juillet 2016) allait continuer cet effort de réflexion en interne, tout en s’ouvrant à des personnes externes. Pour Michel L. ce groupe doit être affinitaire et doit travailler en ayant la confiance du groupe : il va se charger de le constituer sans trop tarder.

Dimanche 30, 10h45-13h00

→ Les législatives de 2017

Synthèse

Nous nous sommes d’abord accordés 1heure 1/2 pour rechercher une solution consensuelle entre le plancher de l’invisibilité et le plafond de l’électoralisme (c’est l’acquis des rencontres de Pontarlier en juillet 2016) et pour cela plusieurs propositions sont évoquées, reprises et critiquées chacune à plusieurs reprises.

In fine une proposition construite tout.e.s ensemble s’est dégagée. C’est notoire puisque c’est bien la première fois que la discussion sur les élections se finit sur une proposition commune.

. Rappel des acquis du Processus-décroissance depuis novembre 2015

À Peyrat-de-Bellac, on a évité de recommencer la discussion sur l’utilité ou non de participer aux élections. Voici le rappel des acquis de la rencontre des décroissant.e.s à Pontarlier (juillet 2016) :

  • « ni engagement ferme à l’échelon national, ni refus catégorique de participer aux élections ». « La condition sine qua non est que cette participation ne soit pas contre-productive vis-à-vis du processus et ne discrédite pas l’image des décroissant.e.s. » « Le groupe de travail « Elections » devra approfondir ces points sensibles. Il serait préférable de s’accorder le temps de déterminer les conditions de participation et les garde-fous. »
  • Il y a eu constitution d’un groupe de travail Elections depuis l’an dernier qui permettra aide et soutien aux groupes qui souhaitent se lancer dans l’aventure.

 . Mandat demandé à l’assemblée réunie à Peyrat de Bellac

Le groupe Election, à cette occasion, demande un mandat précis auprès de l’assemblée présente pour les prochaines élections législatives (11 et 18 juin 2017).

La discussion a intégré le travail effectué sur le « noyau » avec la méthode présentée auparavant (clarté, cohérence, utilité, mobilisation) → ce sont ces mêmes 4 questions qu’il faudra se poser quelques temps avant le dépôt des candidatures pour trancher si oui ou non une présence collective des décroissant.e.s est possible aux législatives 2017.

Les décroissant.e.s ont-ils besoin d’aller aux élections ? Pour quels objectifs ?

  1. L’objectif majeur de la participation est de considérer la campagne électorale comme moment particulier pour rendre visible la décroissance dans le débat public;
  2. Le deuxième objectif est de rechercher les financements public et privé des organisations politiques afin de se donner les moyens financiers de rendre visible la décroissance.
    1. Rappels quant au financement public des organisations politiques (9)https://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_des_partis_politiques_fran%C3%A7ais.

      1. Pour bénéficier du financement de l’Etat, sur la durée de la mandature (1,68 € par vote pendant 5 ans) Donner une évaluation du montant total, il faut obtenir au moins 50 résultats supérieurs à 1 %. Il faudrait donc envisager de présenter au minimum 90 couples de candidat.e.s dans des circonscriptions réparties sur au moins 30 départements différents.
      2. Le financement privé des organisations politiques se fait par le biais des dons. Les dons sont à effectuer à l’ordre de l’association de financement existant qui s’intitule AF ADOC (Association de financement de l‘Association des Objecteurs de Croissance). Ils sont fiscalement déductibles à hauteur de 66%. Ex : Une personne qui donne 600 € à l’AF ADOC bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu de 400 €.

Est-ce qu’on en a les moyens ? Est-ce faisable ?

Les membres du groupe Elections sont convaincus que les périodes de campagne électorale sont propices pour créer des relations avec de futur.e.s militant.e.s. Certains reconnaissent que nous aurions dû démarrer plutôt l’engagement dans la discussion collective.

Les élections législatives sont prévues les dimanches 11 et 18 juin 2017 (10)https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10598. Le dépôt des candidatures devra être fait vers les 20 mai (dates limites non encore publiées).

Pour savoir dans quelle mesure, c’est faisable on peut s’appuyer sur nos expériences passées (campagnes des européennes 2009-2014, législatives 2012 (11)http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Etre-candidat/Mementos-des-scrutins-precedents-2007-2013 Un  memento pour les législatives de 2017 devrait être disponible mi décembre 2016, municipales 2008). Il faut bien faire la distinction entre financement privé et public des organisations politiques et financement spécifique à une campagne électorale.

Discussion sur le coût d’une campagne électorale

Le montant des dépenses (affiches bricolées + bulletins) est évalué à 500 € minimum (cas de Thierry Noël à Millau, législative partielle en 2015) : quelques affiches format A2, la moitié ou le tiers des bulletins, une circulaire avec un verso, sinon un recto aussi, en commun avec tout.e.s les décroissant.e.s.

Si on veut une campagne avec affiches grand format A1 + tous les bulletins + circulaire pour chaque électeur), il faut plutôt compter autour de 2 à 3000 € (expériences de décroissant.e.s en 2012).

Comment mobiliser des dons pour mener campagne (financement privé d’une organisation politique) ?

Exemple :

  • Mon cousin Pierre fait un chèque 300 € (3/3) libellé à l’ordre de l’« AF ADOC »)
  • Ce donateur récupèrera les 2/3 en crédits d’impôts sur l’année suivante (200€)
  • Attention à l’année blanche que sera 2017 sur le plan imposition : passage au prélèvement à la source
  • Il faut donc mener ces opérations avant le 31 décembre 2016 pour que la défiscalisation soit valable pour l’impôt sur les revenus de 2016.

À l’attention de celles et ceux qui ne souhaitent pas être candidat.e, il est important d’avoir à l’esprit que les dons récoltés, aussi  par  eux,  pourront servir à financer des candidat.e.s sans moyen , afin d’atteindre les 90 binômes (donnant accès à la visibilité médiatique officielle d’une campagne législative)

Remboursement des frais de campagnes

A ne pas confondre avec le financement public des organisations politiques (cela c’est l’affaire de l’AF ADOC), l’article R39 du Code électoral stipule : « Lorsque le candidat obtient plus de 5 % des suffrages, les frais de campagne officielle (fabrication des bulletins de vote, professions de foi, affiches officielles) sont remboursés par l’Etat. »

Le R39 porte sur le minimum que l’on peut faire imprimer sans avoir à payer les services d’un expert-comptable : Une seule dépense ou une seule recette oblige le candidat à faire présenter son compte de campagne par un expert-comptable (de son choix). Mais la désignation d’un mandataire est obligatoire.

Stratégie en débat pour obtenir le financement public d’une organisation politique

L’ambition est forte : présenter au minimum 80 couples de candidat.e.s dans des circonscriptions réparties sur au moins 30 départements différents. Si dans 50 circonscriptions, on fait plus de 1% des votes à chaque fois, l’organisation bénéficiera du financement public de l’Etat pendant 5 ans pour rendre visible de diverses manières la décroissance.

Sont discutées les possibilités suivantes :

  • s’associer avec une autre organisation politique :
    • En 2012, ce fut le cas avec le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Ce fut un échec (12)Même si Annie Vital – Drôme – remporta le plus de voix parmi les candidatures (MOC-NPA) .
    • L’alliance écologiste indépendante (AEI) aurait fait du pied à certains décroissants dans l’est de la France pour les législatives de 2017.

Après débat et rappel des casseroles du responsable de l’AEI (J-M Governatori (13)http://limousin.eelv.fr/2011/09/17/governatori-et-lalliance-ecologiste-independante-condamne-par-la-cour-dappel-de-paris/  et http://www.nicematin.com/politique/jean-marc-governatori-appelle-a-voter-christian-estrosi-au-second-tour-des-regionales-4518 ), cette éventualité est unanimement rejetée.

En effet, il ne s’agit pas d’aller sur le terrain électoral à tout prix mais de défendre une autre façon de faire de la politique, expurgée de petits arrangements politiciens. Par ailleurs, il est convenu que cette participation doit être identifiante et clivante pour les partisan.e.s de la décroissance. Des alliances sont donc non compatibles.

  • Proposition de campagne limitée à quelques circonscriptions ciblées, sur lesquelles le mouvement est bien représenté, bien implanté. L’idée étant de mobiliser des militants de différentes régions sur quelques circonscriptions pour faire l’expérience de campagne différentes. La proposition est rejetéeau motif que seule une participation massive peut avoir quelques effets en termes de visibilité. Les expérimentations ont déjà été menées, on ne part pas de zéro.

Est-ce cohérent avec nos valeurs ?

Une alliance avec l’AEI serait faisable mais non cohérente avec nos valeurs.

Une discussion s’engage autour de la nécessité (de l’utilité) d’avoir ou non « labouré le terrain » au préalable : utile pour certains, inutile pour d’autres. Un consensus se fait jour pour dire que la priorité c’est bien de montrer « la politique autrement ».

  • Attention à l’urgence (7 mois avant juin) qui fait faire des conneries, attention à la qualité des contenus : quelle cohérence dans les tracts édités ? Aller aux élections avec un discours mal construit participe de l’invisibilité de la décroissance.
  • Attention selon certains, si nous n’y allons pas au niveau collectif, certains iront tout de même de leur côté et se sentiront un peu lâchés : y aller c’est renforcer une vision collective de la décroissance.

Ré-affirmation de l’autonomie complète des groupes locaux, mais recherche de cohérence nationale. Le groupe Décroissance-44 a déjà voté qu’il ne porterait pas le coût des élections pour ceux qui souhaitaient y aller.

. Décision finale

La proposition adoptée par l’assemblée, repose donc sur des étapes :

    1.  La mobilisation du groupe élections pour :
  • Peaufiner les conditions de participation et élaborer les garde-fous. Critères de cohérence
  • Rédiger et lancer un appel pour mobiliser des candidat.e.s potentiel.le.s (Environ 80 binômes de candidat.ess bien répartis)

Entre 1 à 2 mois avant la date des élections (juin 2017), si on n’arrive pas à cet objectif, l’association à l’échelon national abandonne mais les groupes décidés continuent, à leurs frais.

  • Rédiger et mettre en œuvre une campagne pour mobiliser des fonds pour financer ces campagnes. Avant décembre 2016, récolte des dons défiscalisables à 66% Critère de faisabilité
  • Travailler à un contenu programmatique cohérent, identifiant et clivant Critères Fondement et désirabilité

Mise au point d’un texte type « profession de foi », a minima un verso d’un feuillet commun à toutes les candidatures « Les Décroissant.e.s », voire un recto,  plus affiche format A3 avec place pour changer le nom des candidats, plus bulletins.

Tous ces documents seront soumis au Comité de pilotage externe et envoyés à l’ensemble des militant.e.s pour information.

→ Un point est fait à chaque étape du processus-décroissance (week-end 17-19 février à Vierzon et week-end 14-15-16 avril) et un dernier point Post-élection présidentielle (Le premier tour se déroulera le dimanche 23 avril 2017 et le second tour le dimanche 7 mai 2017), sur l’appel aux candidatures et les financements récoltés.

Finalement, peut-être que la raison de ce consensus (ce qui a fait que les non-partisans de la participation aux élections ont accepté la proposition) est le fait que la décision d’y aller collectivement devra être validée par les réponses favorables aux 3 questions :

  1. Est-ce que c’est faisable ?
  2. Est-ce que cela va se faire de façon cohérente avec nos valeurs ?
  3. Est-ce que l’objectif est toujours désirable ?

Critères d’évaluations des réponses aux trois questions pour engager Les décroissant.e.s  la campagne électorale des législatives :

  1. Pour la première question (Est-ce que c’est faisable ?), on comptera les candidatures et les sous ;
  2. Pour cette deuxième (Est-ce que cela va se faire de façon cohérente avec nos valeurs ?), comme on aura avancé sur le moyeu programmatique, les valeurs, peut-être la devise et peut-être le noyau, il faudra peser le pour et le contre ;
  3. Pour la troisième (Est-ce que les objectifs sont toujours désirables ?) : cela dépendra fortement de la situation politique générale après l’élection présidentielle et la progression de notre processus-décroissance.

decroissant-e-s_peyrat

Dimanche 30, l’après-midi

Le groupe se réunit une dernière fois, sous les auspices de la douceur et des couleurs automnales de cette belle région.

. Proposition d’achat d’une maison commune

Jean-Yves nous présente un projet : acheter une maison commune pour répondre à certains besoins de notre mouvement.

Nous ressentons en effet le besoin d’avoir un lieu unique où nous retrouver, organiser nos réunions, un festival de la décroissance, les (f)estives de la décroissance…

Les autres besoins seraient :

  • un lieu dans le centre de la France pour limiter les trajets des plus éloignés
  • un lieu accessible : pas trop isolé, à 5 km max d’une gare
  • un lieu pouvant nous accueillir en nombre dans un espace agréable : 1 ha minimum de terrain
  • un lieu avec le minimum de travaux : évitons les réfections de toiture et charpente

Jean-Yves pense avoir les moyens d’aider financièrement notre mouvement à acquérir cette maison commune. D’autres pourraient investir aussi au travers d’une structure légale qui reste à définir. On peut espérer trouver quelque chose dans un premier temps autour de 30-40 000 euros.

. Compte-rendu du groupe de travail sur la revue « Limites »

Une réunion téléphonique (Michel Lepesant, J-Y Renouf et Thierry Brulavoine) a eu lieu le 13 octobre. Compte tenu de nos moyens (humains et financiers), il est décidé de mettre en sommeil le projet de relance de la revue. Jean-Yves propose toutefois la création d’un journal interne.

L’idée est de faire un bulletin irrégulomadaire (type fanzine) de la future maison commune des décroissant.e.s. L’objectif est d’informer sur les activités du processus et des groupes locaux.

Jean-Yves et Caroline Bouissou nous ont présenté deux maquettes de journal interne (format A3 plié en deux).

Ce bulletin serait diffusé en format papier à tous les groupes et individus membres du processus. Ainsi qu’en PDF sur nos listes pour nous permettre d’en imprimer.

Le titre envisagé : « Bulletin de liaison des décroissant.e.s »

On y trouverait :

  • présentation des groupes locaux
  • présentation et état d’avancement du processus
  • insérer des tracts à l’intérieur
  • conseils de lectures
  • un article sur le fond de notre mouvement à chaque numéro

Il est décidé la création et diffusion d’un journal interne du processus-décroissance à destination des décroissant.e.s.

Jean-Yves et Caroline se proposent dans un premier temps de la coordonner. Ils ont besoin que les différents groupes l’alimentent par des articles avec photos.

Les groupes Vendée Décroissance, Bretagne Décroissance et Décroissance 44 devraient transmettre du contenu pour ce premier numéro. Les autres groupes locaux peuvent en faire autant en envoyant leurs écrits, dessins à jean-yves.renouf@orange.fr (02 40 04 95 76).

Les coordonnateurs ont besoin d’une adresse de type redaction@processus-decroissance.xyz Ils se rapprochent de Christian pour obtenir l’appui d’un maquettiste/graphiste.

Les premiers relecteurs seraient : Marie-Josée, Thierry B., Christian.

. Visibilité du processus au regard de la lutte contre le projet d’aéroport à NDDL

3-1 La semaine précédant cette rencontre Christian Sunt a interpellé les membres du processus-décroissance pour qu’une position soit prise vis-à-vis du texte « Solidarité préventive contre les mesures préventives ».

Les décroissant.e.s décident d’être signataire du texte en l’état. Thierry B. s’engage à faire le nécessaire.

3-2 Il est également décidé de l’édition d’un « 4 pages » présentant les positions identifiantes et clivantes des décroissant.e.s à propos de la lutte contre l’aéroport et son monde. Il sera rédigé par les membres des groupes Décroissance 44, Bretagne Décroissance et Vendée Décroissance. Sébastien Lécuyer (Décroissance 44) en est le coordonnateur. Christian Sunt sera le relai avec la graphiste qui assurera la mise en page.

Ce document synthétique portera sur 4 points :

  • Mobilité ;
  • Terres agricoles ;
  • Concurrence des territoires métropolitains ;
  • Déni démocratique.

Ce document pourra s’appuyer sur le travail effectué en amont tels que :

. Préparation de l’étape n°6 du Processus-décroissance

Les dat(t)es qui nous donnent de l’énergie…

A Pontarlier, nous avons décidé de retenir les week-ends communs à chaque zone scolaire au moment des vacances scolaires.

La date de l’étape n°6 est fixée 17 au 19 février 2017

Les lieux d’être…

Des contacts avaient été pris avec l’auberge de jeunesse de Vierzon, géographiquement central. Thierry B. est chargé de demander si ce lieu est disponible et à quelles conditions.

Nous terminons cette cinquième étape du processus-décroissance en préparant les rencontres suivantes et leur ordre du jour au regard des travaux menés et réalisés.

Organisation et contenu des rencontres

ODJ Etape n°6

Après discussion. voici l’ordre du jour pressenti :

  • Compte-rendu d’activités des Comités de Pilotage interne et externe
  • Bilan de la recherche de la maison commune en pierres et en charpente (apport initial de 50 000€)
  • Retour ? (Explicitement que veut-on ?) sur le noyau et sa méthode
  • Elaboration collective de la devise et des valeurs
  • Travail sur le moyeu programmatique
  • Etat d’avancement des Groupes de travail :
    • Présentation détaillée des Structures possibles (fédération, confédération, autres)
    • Point d’étape sur les élections législatives à partir du mandat attribué au Groupe « Elections »

Il est proposé que lors des soirées vendredi 17 et samedi 18 février 2016, un moment festif soir organisé (chants, muisque à danser) ainsi que des Jeux de rôles (Echanges entre décroissant.e et fervents de la croissance ou quidam ou Membre des Colibris ou partisan du film Demain, etc…)pour aiguiser la répartie et les arguments)…

Les ODJ des rencontres N°7 et 8 sont esquissés au regard des objectifs fixés.

ODJ Etape n°7
  • Compte-rendu d’activités des Comités de Pilotage interne et externe
  • Bilan de la recherche de la maison commune en pierres et en charpente (apport initial de 50 000€)
  • Poursuite du travail sur le moyeu programmatique
  • Etat d’avancement des Groupes de travail :
    • Présentation détaillée des Structures possibles (fédération, confédération, autres)
    • Point d’étape sur les élections législatives à partir du mandat attribué au Groupe « Elections »
ODJ Etape n°8

L’assemblée générale constitutive de l’organisation issue du Processus-décroissance est programmée.

Enfin, le comité de pilotage interne est chargé de réaliser les invitations aux rencontres de l’étape n°6 des 17-18 février 2017.

Ce CR a été coordonné par Thierry Brulavoine, à partir des participations de Louise Boulard, Thierry Brulavoine, Annick Clavier, Arthur Hanon, Michel Lepesant,  Christian Sunt et Annie Vital.

 

Notes et références   [ + ]

1. ou sales
2. Lire à ce propos le drôle et excellent ouvrage de Serge Marquis Pensouillard le Hamster, Petit traité de décroissance personnelle, Editions transcontinentales http://www.tcmedialivres.com/p/17/c/12/l/1287/pensouillard-le-hamster et vidéo de Serge Marquis https://www.youtube.com/watch?v=gz6XDflZMGM
3. http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1994_num_34_130_369720
4. Financé par « Décroissance-MOC »
5. http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/08/13/qui-sont-les-oc/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/07/02/decroissant-anthropocene/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2010/08/13/quelle-difference-entre-decroissance-et-objection-de-croissance/
6. http://decroissances.blog.lemonde.fr/2014/02/23/nndl_2013/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2008/09/29/la-radicalite-la-coherence-plutot-que-lintransigeance/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2008/08/21/un-idealisme-politique-a-partir-dun-article-de-michel-dias/
7. http://decroissances.blog.lemonde.fr/2016/02/22/comment-imaginer-la-vie-quotidienne-apres-la-decroissance/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2015/09/04/utopistes-decroissantes/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2013/11/05/zindignees-8/
8. http://decroissances.blog.lemonde.fr/2016/01/05/le-souhaitable-et-lineluctable-2/ ; http://decroissances.blog.lemonde.fr/2015/01/03/lineluctable-et-le-souhaitable-1/
9. https://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_des_partis_politiques_fran%C3%A7ais
10. https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10598
11. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Etre-candidat/Mementos-des-scrutins-precedents-2007-2013 Un  memento pour les législatives de 2017 devrait être disponible mi décembre 2016
12. Même si Annie Vital – Drôme – remporta le plus de voix parmi les candidatures (MOC-NPA)
13. http://limousin.eelv.fr/2011/09/17/governatori-et-lalliance-ecologiste-independante-condamne-par-la-cour-dappel-de-paris/  et http://www.nicematin.com/politique/jean-marc-governatori-appelle-a-voter-christian-estrosi-au-second-tour-des-regionales-4518
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http://processus-decroissance.xyz/2016/11/18/cinquieme-etape-rencontres-des-decroissant-e-s-a-peyrat-de-bellac/feed/ 3
POUR PARTICIPER ET ADHÉRER A LA CONSTRUCTION DE LA MAISON COMMUNE DE LA DÉCROISSANCE http://processus-decroissance.xyz/2016/11/16/declaration-commune/ http://processus-decroissance.xyz/2016/11/16/declaration-commune/#comments Wed, 16 Nov 2016 10:26:14 +0000 http://processus-decroissance.les-oc.info/?p=6

Depuis l’automne 2015, des « décroissant.e.s » éparpillé.e.s se sont lancés dans le projet d’une « Maison commune » pour faire apparaître la décroissance en tant que telle.
En effet, vis-à-vis de la crise de la représentation politique, il est temps que les décroissant.e.s, avec des objecteurs de croissance et des anti-productivistes, se retrouvent dans leur diversité et leur radicalité pour définir un projet en commun, et pour le mettre en œuvre.
C’est pourquoi nous vous proposons cette déclaration d’intention. Vous pouvez rejoindre ce processus, en signant cette déclaration et la faire vivre dans vos territoires comme au niveau national.

La société mondiale avec ses systèmes de consommation capitalistes basé sur l’extraction sans borne des ressources fossiles et des autres ressources limités, a dépassé le seuil de l’écosystème terre. Les résultats sont des crises écologiques comme le réchauffement climatique et l’effondrement des ressources renouvelables notamment de l’eau et de la fertilité des sols, qui sont les bases pour la vie (humaine et autre). La fin des ressources fossiles amènent une augmentation importante du coût de l’énergie qui est la base de nos sociétés fondées sur la croissance continuelle de la consommation des ressources et de l’énergie.

Mais les décroissant.e.s vont plus loin que ces constats du désastre et de la catastrophe. Quand bien même la nature nous fournirait des ressources illimitées, quand bien même la société mettrait à notre disposition des richesses infinies, il n’y aurait là aucune raison pour désirer une société sans aucune limitation, sans auto-limitation. Pourquoi ? Parce que ce qui nous anime n’est pas le ressentiment ou l’amertume mais bien le goût de vivre ensemble, le sentiment de vouloir-vivre une vie sensée. Voilà notre radicalité, voilà notre idéal. Pas moins !

Par conséquent, même si la situation politique générale est au déchaînement de la violence sociale tant contre les humains que contre la nature, comment ne pas constater pourtant une demande générale de repolitisation de la société et de la politique ? La « croissance et son monde », c’est toujours la croissance de cette violence sociale et écologique. Les décroissants au contraire veulent reconstruire des mondes de sobriété, d’émancipation, de partage et de convivialité.

Face à cela, les décroissant.e.s ne peuvent rester les spectateurs de la société du spectacle, les collaborateurs de l’économie productiviste, les alter-consomm’acteurs de la société de consommation et de publicité.
C’est là que les décroissant.e.s doivent assumer une responsabilité démocratique : il ne faut pas laisser le champ libre aux pseudo-radicalités qui empruntent les fausses pistes de la réaction religieuse ou raciste. Ni à ces tentatives multiples, qui se qualifient de « citoyennes », « populaires », et qui placent la charrue des procédures avant les bœufs du projet : même l’exploration la plus ouverte de formes démocratiques doit se faire dans un cadre fondé explicitement et préalablement sur un certain nombre de ruptures, avec l’individualisme, avec le travaillisme.
Les« décroissant.e.s » ont fait ces constats depuis longtemps ; mais politiquement ils les ont faits en ordre dispersé : contribuant ainsi directement à leur propre invisibilité politique.
Le processus de la décroissance que nous proposons aujourd’hui veut mettre fin à cette invisibilité causée par l‘éparpillement en construisant une « maison commune » de la décroissance.

Ce « processus » pratique une démarche ouverte et exploratoire, en donnant autant de place à l’imagination qu’aux leçons du passé. Des rencontres ont déjà eu lieu pour préparer les débats et les futures décisions à prendre : beaucoup de propositions ont déjà été avancées avec la double ambition d’être à la fois systémique et « clivant et identifiant ».
Ce processus est ouvert et il se nourrit de l’enthousiasme. Il va se poursuivre lors des rencontres régulières. La ligne d’horizon est bien, une assemblée générale constituante de cette « Maison commune » de la décroissance.

Ce processus ne part pas de zéro mais il s’appuie d’ores et déjà sur deux axes clairs :

  • d’une part, il  s’agit bien de « décroître », c’est-à-dire de repasser sous les plafonds de l’insoutenabilité écologique et de l’indécence sociale, il s’agit bien de résister  à l’effondrement qui menace,
  • d’autre part, chacun.e peut s’y intégrer en suivant la modalité dans laquelle il/elle se sent le mieux : les luttes de résistances (le Contre) comme les alternatives concrètes (le Pour), la présence dans le champ politique classique, sans oublier l’indispensable travail en  profondeur et en radicalité d’une refondation politique et idéologique.

Nous qui avons débuté ce « processus », nous appelons tous les décroissant.e.s à se joindre à nous pour participer aux discussions, aux mises en pratique et aux prises de décisions, ensemble, de plus en plus nombreux.
Nous appelons tous ceux et celles qui ne se découragent pas face aux tâches à venir, à nous rejoindre pour construire un projet d’émancipation sociale et de préservation des conditions d’existence de nos écosystèmes, en engageant ce « processus » vers une « Maison commune » de la décroissance.

Les signatures des ami.e.s de la décroissance

Prénom
Nom
Code postal
Nom du collectif
Contact du collectif
Message
Michel
Lepesant
26100
Rhône-Alpes Décroissance
rhone-alpes@listes.processus-decroissance.xyz
Enfin la décroissance !
Michel
SIMONIN
54000
amis de la Décroissance Nancy et EPOC54
blog amis de la décroissance et blog EPOC54
christine
poilly
59491
en cours de création dans le nord
Lionel
Chambrot
54000
Lionel Chambrot"Les Amis de la Décroissance Nancy" et "Décroissance EPOC 54"
www.adnancy.over-blog.com et www.epoc54.wordpress.com
Partant pour la Décroissance !
caroline
bouissou
85570
vendée décroissance
vendeedecroissance@gmx.fr
Annie
Vital
26100
Rhône-Alpes décroissance
rhone-alpes@listes.processus-décroissancexyz
Thierry
BRULAVOINE
56350
Bretagne Décroissance
Thierry Brulavoine & Arthur Hanon decroissancebretagne@free.fr decroissancebretagne.wordpress.com
Dix ans de travail de fourmi pour organiser politiquement la décroissance !
Alain
Véronèse
94250
Décroissance idf
Participation personnelle. N'engage que moi même, pour le moment...
Jean-Noël
Renou
37300
Je vous ai connu par le journal la décroissance du mois de Décembre 2016. Ce journal je le lis depuis 2 ans. Il confirme la plupart de mes idées.Bonne chance à vous
Alexis
Ferté
31500
Je me suis beaucoup formé sur la décroissance.
Je cherche à rejoindre où à créer un groupe de décroissants sur TOULOUSE. Je suis preneur de contacts.
Maxime
Le Bras
75020
riffort
benoit
69005
Nathan
Le Potier
35000
Sébastien
Capdevielle
29620
Patrick
LAMBERT
44230
Enthousiasme et bonne humeur guident mon engagement.
Simon
Desbois
01420
Décroissance Rhône-Alpes
desbois.simon@gmail.com
C'est en définitive principalement pour des raisons morales que je rejoins le processus : il est immoral d'exploiter l'autre pour son propre confort.
Simon
Desbois
01420
Rhône-Alpes Décroissance
desbois.simon@gmail.com
C'est en définitive pour des raisons morales que je rejoins le processus dans le sens où il est immoral d'exploiter l'autre pour son confort personnel
Lucas
Magnat
04229
Sébastien
Leuyer
44300
Décroissance 44
contact@decroissance44.org
Thibaud
LEPRÊTRE
75009
Je souhaite participer avec vous à rendre le mouvement visible et audible !
adrien
couzinier
01420
Rhône alpes Décroissance
rhone-alpes@listes.processus-decroissance.xyz
Nous y venons par la contrainte ou par choix. Pour moi, ce sera par choix
Patrice
Freyssinier
72110
En accord avec la logique de la décroissance, j'aspire à son développement jusqu'à une implication dans la sphère politique pour peser le plus concrètement possible dans le quotidien de tous.
jean-luc
Pasquinet
94170
Décroissance idf
jlp38@wanadoo.fr
Processus décroissance pour unifier la décroissance et créer un groupe comme le MPOC en Belgique, pas pour les élections. Par contre ceux qui veulent se présenter aux élections le peuvent, en dehors.
emmanuel
savouret
44150
décroissance 44
contact@decroissance44.org
je souhaite rejoindre ce processus afin d 'agir pour la structuration politique de la décroissance à l'échelle d 'une société et ainsi compléter mon implication au sein d 'un groupe local.
Fleur
Bertrand-Montembault
14140
Vive la décroissance, le seul idéal politique subversif et plein d'espoir de notre temps !
]]>
http://processus-decroissance.xyz/2016/11/16/declaration-commune/feed/ 1
Noyau philosophique de la décroissance http://processus-decroissance.xyz/2016/11/11/noyau-philosophique/ http://processus-decroissance.xyz/2016/11/11/noyau-philosophique/#respond Fri, 11 Nov 2016 19:08:08 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=136 En cherchant la cohérence de ce qui pourrait constituer un tel noyau, une méthode s’est dégagée. Car une proposition politique doit être capable de fournir une définition, un fondement, un objectif et  un mobile ; parce que nous avons besoin :

  •  de définir (clairement et distinctement) : pour sortir des brouillards (en particulier sur le nom même de ce qui nous réunit).
  • d’un fondement : pour aller au bout, dans une discussion, de l’argumentation.
  • d’un objectif : pour offrir de l’enthousiasme.
  • d’un mobile : pour échapper au risque de la dépolitisation.

C’est pourquoi :

  • Une définition doit être identifiante et clivante : il faut savoir de quoi on parle, sans confusion, sans brouillard.
  • Un fondement dit ce qui est juste : justifier, c’est fonder, légitimer et pour cela il faut aller aux fondements, aux racines, ce qui suppose une exigence idéologique à laquelle la société du spectacle nous déshabitue. On rencontre le besoin d’un fondement dès que l’on va au bout d’une discussion.
  • Un objectif dit ce qui est désirable : on ne peut pas contenter quand on fait de la politique de s’enfermer dans la dénonciation et la critique : car c’est ainsi que la priorité accordée au réalisme sur l’idéalisme en vient toujours in fine à se replier sur une politique du moindre mal.
  • Un mobile précise ce qui est faisable, il doit être politiquement mobilisateur : on ne peut se satisfaire de participer à des débats à l’issu desquels les participants, aussi réceptifs qu’ils aient pu être, ne passent pas à l’action.
Noyau philosophique de la décroissance Commentaires possibles…
Décroissance ou objection de croissance ? Topique freudienne comme tripartition archaïque La vie comme…   Quelques questions en perspective…
Définition

Quoi ?

Trajet, parenthèse, une « époque » Décroissance Momentum La relocalisation et la proximité comme horizon
Fondement

Pourquoi ?

(double) Limitation, plancher-plafond OC Le Sur-Moi

→ hétéronomie

Finitude Passé

(le « miroir du passé », Ivan Illich)

La responsabilité avant la liberté
Objectif

Vers quoi ?

Critique radicale de l’individualisme (sens de la vie) OC Le Ça,

Principe de plaisir

Appétit Futur

(Rêvolution)

Critique de la Modernité, de l’universalisme…
Mobile

Comment ?

Pas de décroissance à reculons, quand bien même… OC Principe de réalité « Choix », « déclic »

(et non pas subie)

Présent

(Sans attendre, sans illusion)

Priorité au « même si… » sur les arguments de la nécessité

Quelques explications

  • Définition de la décroissance comme trajet, comme parenthèse: il s’agit de repasser sous les plafonds de l’insoutenablité écologique. Si la décroissance était une « société », ce ne serait qu’une société de transition, la plus brève possible, démocratique, la plus sereine possible. Bref, pas question de défendre la décroissance pour la décroissance. La décroissance est le chemin, l’horizon est la relocalisation. C’est pourquoi nous devons garder mordicus ce terme de « décroissance » : en effet, il s’oppose négativement à la « croissance » ; en effet, « la croissance pour la croissance » est tout aussi absurde que « la décroissance pour la décroissance » ; en effet, la croissance est « un monde » tout comme la décroissance est « un monde » (ambition systémique de la décroissance → le « fameux » nouveau paradigme) → Ce monde est celui de la proximité, de la relocalisation.
  • Cadrer nos réflexions dans cet « espace écologique » qui est défini par un plancher et un plafond. Il s‘agit là 1/ de replacer la politique au cœur de l’écologie (et non pas l’inverse) ; 2/ de rompre avec la définition de la liberté comme franchissement des limites (dès que l’on pense entre 2 limites, alors la liberté se définit comme ce que l’on partage dans l’espace ainsi encadré, au lieu de consentir à ce que seule la rivalité des libertés individuelles puisse les limiter). Cette espace écologique est le « domaine de définition » de la décroissance.
  • Critique du fondement particulièrement caché/enfoui de l’individualisme. Il ne s’agit pas de se contenter de rejeter un individualisme de façade, il faut être « radical », aller à la racine et s’apercevoir que presque toutes les fables de la croissance reposent sur une fable commune quant à la nature et la genèse de ce qui fait une organisation sociale : celle selon laquelle l’individu précéderait la société, selon laquelle une société serait d’abord une juxtaposition d’individus. C’est cette critique radicale de l’individualisme qui fera véritablement de la décroissance une philosophie politique, c’est-à-dire une recherche de ce qui fait sens dans une vie humaine. A cette question du sens, les décroissant.e.s choisissent leur camp : défendre une conception de l’organisation sociale dans laquelle la découverte du sens de sa vie n’est pas l’affaire de chaque individu isolé : « Trouver seul le sens de sa vie est une chimère ».
    • « Dans la modernité, la découverte du sens de la vie est l’affaire de chaque individu isolé. Le postulat est que chaque individu a le droit de mobiliser toutes les ressources nécessaires à cette fin. Au niveau de la société, cela se traduit par une exigence non négociable de croissance : seule la croissance peut satisfaire toutes les exigences de tous ces individus ne devant pas être limités », écrivent brillamment G. Kallis, F. Demaria et G. D’Alisa dans leur introduction à Décroissance, Vocabulaire pour une nouvelle ère.
    • Et dans l’Epilogue, cette critique révèle toute sa fécondité. Puisque « même dans une société de sujets frugaux dotée d’un métabolisme réduit, il y aura toujours un excédent, qui devra être dépensé si l’on veut éviter de réactiver la croissance », alors « le binôme sobriété personnelle/dépense sociale doit remplacer le binôme austérité sociale/excès individuel ». Voilà la question politique propre à éviter aux décroissant.e.s toute rechute dans l’individualisme : « Il nous faut réfléchir aux institutions qui seront responsables de la socialisation de la dépense improductive et des manières dont les surplus en circulation seront limités et épuisés ».
    • Une telle critique de l’individualisme mettra la décroissance sur les rails de la critique radicale de la Modernité et de sa philosophie du Sujet (défini en opposition à tout ce qui est Objet – la nature, le non-humain, etc.). Le défi d’une telle critique sera de conserver à la décroissance une visibilité désirable : ce que permet facilement la distinction entre faim, appétit et gourmandise.
    • Non seulement l’individualisme mène logiquement à la croissance mais, réciproquement, la croissance est d’abord celle de l’individu : la religion du Progrès repose sur le postulat de la perfectibilité de l’humain (individuelle comme collective, le passage d’un niveau à l’autre étant assuré par la fable de l’essaimage). Jusqu’à quel point les décroissant.e.s sont-ils déjà capables d’assumer que « l’homme est un être imperfectible » ? Une telle « imperfectibilité » n’interdit pas toute éducation mais en sape toutes les variantes « progressistes ».
  • Pas de décroissance « à reculons » → Priorité à l’argument du « quand bien même » sur l’argument de la nécessité ; Il ne s’agit pas de refuser ce dernier argument, il s’agit juste de le remettre à sa place et de ne pas lui donner la première place (car dans ce cas, on dépolitiserait la décroissance). Quand bien même la nature fournirait des « ressources » sans limites, quand bien même l’économie fournirait des « richesses » sans limites, nous serions quand même pour la limitation des « ressources » et des « richesses ». Non seulement en vertu d’un principe de limitation et de mesure mais aussi au nom d’un principe d’auto-limitation. Cet argument du « quand bien même » se justifie par la priorité accordée aux « valeurs » sur les « constats » (quand bien même le capitalisme ou le productivisme ne seraient pas en crise, nous les critiquerions). Les décroissant.e.s sont des idéalistes (ils ont une « âme ») ; ce qui ne leur interdit pas d’être « réalistes » : mais à condition de donner au réel le dernier mot, mais pas le premier.
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1.4 Se présenter aux élections http://processus-decroissance.xyz/2016/11/06/1-4-se-presenter-aux-elections/ http://processus-decroissance.xyz/2016/11/06/1-4-se-presenter-aux-elections/#comments Sun, 06 Nov 2016 10:56:35 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=99 Comment aller aux élections ?

Nous devons aller aux élections sans illusion mais avec conviction.  Les élections sont une opportunité pour apparaître dans les médias et sur les panneaux d’affichages réservés aux candidats. De plus nous pouvons tenter d’obtenir le financement des partis. Il faudrait que 50 d’entre nous obtiennent 1% des suffrages exprimés dans 30 départements différents.

Les élections qui permettent d’exprimer notre pensée et notre radicalité sont les élections nominales (départementales et législatives). Nous pouvons participer aux élections par liste (municipales, régionales européennes), mais comme il paraît illusoire que nous puissions présenter des listes complètes de décroissants, il y a un risque d’être amenés à faire des concessions à des courants qui ne sont pas porteurs des idées de la décroissance.

Se présenter aux élections ne demande aucune qualité particulière. Il suffit de s’inscrire en préfecture dans les délais avec un certificat d’état civil. Il faut avoir un mandataire financier (ce qui ne pose pas de problème puisque le candidat A sera le mandataire du candidat B et le candidat B celui de A).

Le financement de base

La difficulté principale concerne le financement du matériel électoral de base – circulaire appelée aussi profession de foi et distribuée par la préfecture dans tous les foyers, affiche à coller soi-même sur tous les panneaux électoraux, bulletins en quantité suffisante, apportés par la préfecture dans tous les bureaux de votes – matériel sans lequel il est impossible d’obtenir un résultat significatif et à fortiori satisfaisant. Le coût n’est pas négligeable : par exemple, environ 1.000 euros pour une cantonale, minimum 2.500 euros pour une législative et bien plus pour les régionales ou les européennes.

Nous ne pourrons pas financer de candidatures tant que nous n’aurons pas accès au financement public. Cependant, nous pouvons très significativement alléger le coût – des ¾ si vous êtes motivé et rigoureux, et peut-être même totalement – de trois manières :

  1. En réduisant le coût de la candidature d’un gros tiers au minimum, d’abord par mutualisation et centralisation de l’impression auprès d’un seul imprimeur, mais aussi par un verso de circulaire commun et par une affiche commune pour tous les candidats, que notre commission élection vous proposera : nous espérons ainsi ramener le coût d’une candidature aux législatives à moins de 1.500 euros. Inconvénient : il ne faudra pas être en retard pour envoyer votre recto de circulaire personnalisée et votre bulletin.
  2. Nous avons une association de financement – l’AF-ADOC , adresse : C. S., Pallières, 30140 Thoiras – qui peut recevoir des dons défiscalisables aux deux tiers dès le mois de juin suivant l’année du don, comme les autres associations reconnues d’utilité publique. Mais il est interdit de se faire des dons à soi-même : il vous faut alors trouver dans votre entourage – pas forcément décroissant – de généreux donateurs payant des impôts. Il existe différentes techniques pour les convaincre qu’il est préférable de financer une action salutaire plutôt que le Trésor Public, en partie au service de politiques productivistes et pro-nucléaires. Faîtes preuve d’imagination ou demandez des conseils en persuasion auprès de militants chevronnés ! ( est-ce qu’on donne un N° de tel pour les explications ? ) L’AF-ADOC pourra ainsi très légalement régler vos factures d’imprimerie, au prorata des dons recueillis – moins 10% pour les frais de gestion. Inconvénient : nous vous demandons un peu d’ordre : un envoi groupé de vos dons, avant fin décembre 2016 de préférence, en indiquant clairement quelle candidature ils doivent servir à régler.
  3. Si nous sommes assez nombreux à atteindre les 1%, aux législatives, nous pourrons bénéficier du financement public et vous serez l’année suivante en droit de demander le remboursement de ce que vous aurez tout de même payé vous même. Inconvénient : il faudra faire très attention en remplissant les formulaires en préfecture : vous mettez ce que vous voulez pour parti politique – de préférence Décroissance quelque chose mais ce n’est pas décisif – mais vous devrez suivre scrupuleusement nos consignes pour la rubrique « rattachement à une association de financement » : ce devrait-être « AF-ADOC », mais nous serons peut-être amené à faire un accord technique avec une autre organisation pour garantir l’accès au financement public :  vous pourrez alors espérer être remboursé totalement l’année suivante, comme vous l’aurez bien mérité.

Le R39

La seconde difficulté pourrait être la production du R39 (ce qu’est le R39), principalement de la circulaire et de l’affiche : nous pourrons donc vous alléger ce travail et même le supprimer car nous proposerons aussi un recto de circulaire commun, qui réduirait encore le coût.

Mais nous conseillons cependant de personnaliser et de bien localiser la circulaire : c’est en effet l’occasion de réunir un groupe de travail pour en discuter, qui pourra devenir ensuite un groupe local, ou de raffermir les liens si le groupe existe déjà. Pour être efficace, vous pouvez vous inspirer des circulaires décroissantes passées visibles sur le site « Décroissance-élections » et tenter une adaptation locale, assez aboutie et un peu plus longue qu’un recto A4, avant de susciter une réunion pour en discuter : l’enrichissement et la réduction du texte sont alors l’occasion de débats féconds et sans stress. Il est aussi conseillé, pour mieux toucher notre électorat potentiel, de bien souligner l’aspect collectif de la candidature, notamment par une photo de groupe.

Quelques conseils

Les élections sont un moment d’éducation populaire et de mobilisation militante que même les sceptiques des élections – nombreux chez les décroissants – sont obligés de constater : une des difficultés secondaires est en effet de répondre à toutes les sollicitations, notamment les questions précises des associations, qui pourront alors faire un travail de diffusion de vos propositions si elles leurs conviennent.

Nous espérons un investissement de votre groupe pour de nombreuses raisons pas toutes évoquées ici, mais vous devez savoir que le résultat à l’élection dépendra très peu de cet investissement, et bien plus de la composition sociologique de votre circonscription, des candidats concurrents, de « l’air du temps » au moment de l’élection, etc… Vous pouvez ainsi avoir un investissement maximal sur une circonscription pour un résultat que vous jugerez décevant, alors que vous auriez obtenu un résultat supérieur sur celle d’à côté, presque sans rien faire.

Surtout, nous vous dissuadons de faire des excès financiers, comme il arrive parfois, enivré par les passions de l’action. Cela aurait pour effet de vous refroidir durablement et ce serait un échec pour nous. Alors, n’oubliez pas que vous aurez pour des législatives environ 15 ou 20 candidats autour de vous, que vous ne serez pas élu et que les élections ne sont qu’un moyen parmi d’autres de faire progresser les idées de la décroissance.

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