Processus-décroissance http://processus-decroissance.xyz vers une maison commune pour rendre visible la décroissance Wed, 24 May 2017 15:36:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.5 Processus étape n°8 http://processus-decroissance.xyz/2017/05/08/processus-etape-n8/ http://processus-decroissance.xyz/2017/05/08/processus-etape-n8/#respond Mon, 08 May 2017 10:06:01 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=413 Nous sommes heureux de vous annoncer que la 8ème étape du Processus pour rendre visible politiquement la décroissance, par la construction d’une Maison commune, aura lieu du mercredi 12 au jeudi 13 juillet 2017 (soient avant les (f)Estives de la décroissance).

Nous serons à Saligny-sur-Roudon (Allier):

  • A la MFR (Maison Familiale et Rurale), 8 Route de Monétay, 03470 Saligny-sur-Roudon
  • C’est ici. La gare la plus proche de Saligny-sur-Roudon se trouvent à Gilly-sur-Loire (7,8 kilomètres) : elle est sur la ligne Lyon-Moulins-Nevers → fiche horaire sncf

Il est important d’être au fait des divers compte-rendus pour faire de ce temps de rencontre un moment très constructif pour notre mouvement politique. http://processus-decroissance.xyz/histoire-du-processus-pour-une-maison-commune-de-la-decroissance/

Voici l’ordre du jour tel qu’il est aujourd’hui proposé :

  • Bilan de la présence des décroissant.e.s aux élections législatives
  • Préparation de l’AG constitutive de la Maison commune de la décroissance

→ IMPORTANT : conditions organisationnelles

  • Il est possible d’arriver le mardi soir. Il nous en coûtera 12,00 € par personne et par nuit. (Décroissance-MOC pourra prendra en charge une partie de ces frais pour les bas revenus)
  • Pour faciliter notre organisation, ce serait bien de s’inscrire au plus tard le 4 juillet auprès de Jean-Yves Renouf jean-yves.renouf@orange.fr 02 51 52 14 15. Merci de nous signaler date, heure d’arrivée et de départ, et aussi à combien → Directement à jean-Yves ou http://processus-decroissance.xyz/contacts/.
  • Afin de limiter les frais et vivre ces rencontres dans la convivialité, chaque participant.e vient avec 1 ou 2 (ou 3) mets ou plats préparés. Et des boissons à partager. Il faut qu’il y ait un minimum de cuisine à effectuer pour consacrer notre temps aux échanges, débats pour la construction de l’organisation.

Au plaisir de vous revoir à Saligny.

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(f)estives de la décroissance, juillet 2017 http://processus-decroissance.xyz/2017/05/07/festives-de-la-decroissance-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/05/07/festives-de-la-decroissance-2017/#respond Sun, 07 May 2017 20:32:05 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=356 Ces (f)estives de la décroissance sont organisées par le processus-décroissance, avec le soutien de décroissance-MOC

Le cœur thématique de cette rencontre sera celui d’une critique de l’individualisme : Les décroissants proposent une critique systémique du « monde de la croissance », ce monde colonisé par l’économie et son imaginaire. Ces (f)estives voudraient explorer l’hypothèse qu’au fond de cette « colonisation », il y a toujours une racine individualiste ; bien sûr dans sa dimension psychologique de narcissisme et d’égoïsme mais surtout dans sa dimension psycho-sociale, au travers en particulier d’une fable fondatrice qui alimente toutes les formes d’injustice, d’indécence et d’irresponsabilité de notre monde, cette « fable » selon laquelle une société serait d’abord une juxtaposition d’individus rivaux.

Ne faut-il pas au contraire rêver de (re-)trouver une forme d’organisation sociale dans laquelle la découverte du sens de sa vie ne sera pas l’affaire de chaque individu isolé : « Trouver seul le sens de sa vie est une chimère » ?

  • Ecologie
    • Quelle est la juste et décente place de l’homme dans l’écosystème naturel ?
  • Anthropologie
    • L’homme d’une société décroissante est-il « naturellement sociable » ?
  • Organisation sociale
    • Comment une société pourrait reposer sur les « valeurs » de la vie commune : convivialité, émancipation, partage, sobriété ?

Voilà des questions qui seront abordées dans une série de conférences, débats et ateliers.

→ Télécharger une présentation plus complète de ces (f)estives en cliquant sur le lien ci-dessous

Présentation idéologique des thèmes de ces (f)estives : nous faisons le pari que nous devons oser être ambitieux à partir du moment où les méthodologies pratiquées permettront à chacun.e, suivant ses envies et ses expériences, de trouver sa place dans un travail collectif de réflexion :

Présentation idéologique (2 pages en A4)

  • Les temps forts de ces (f)estives 2017 :
    Nous essaierons que le « comment » soit le plus cohérent possible avec le « quoi » : c’est-à-dire une critique de l’individualisme.
    → Sans oublier évidemment la dimension festive de ces (f)estives : partager ensemble des moments de fête, c’est tout aussi essentiel que de partager des moments de discussion. Place donc aussi aux musiciens, pas seulement en soirée mais tout le jour.
  • Un programme détaillé sera mis en ligne au plus tôt

→ Télécharger le « flyer » des (f)estives 2017 de la décroissance en cliquant sur le lien ci-dessous

Flyer A5 recto-verso de présentation des (f)Estives 2017 de la décroissance

Informations pratiques

  • Où : à Saligny-sur-Roudon (Allier). A la MFR (Maison Familiale et Rurale), 8 Route de Monétay, 03470 Saligny-sur-Roudon
    C’est ici. La gare la plus proche de Saligny-sur-Roudon se trouvent à Gilly-sur-Loire (7,8 kilomètres) : elle est sur la ligne Lyon-Moulins-Nevers → fiche horaire sncf
  • Covoiturage : il y a un tableau qui récapitule les propositions de covoiturage  → http://processus-decroissance.xyz/2017/05/07/covoiturage-festives2017/
  • La participation financière :
    Inscription :
    15 €  (Gratuit pour les moins de 14 ans).
    Paiement par chèque : à l’ordre de décroissance-MOC, envoyé à festives/Jean-Yves Renouf, 13 rue Nicolas Rapin 85200 Fontenay-le-Comte
  • MFR de Saligny

    Le logement :
    Nous disposons de 80 lits dans le bâtiment, et pour le moment nous avons obtenu l’autorisation pour 10 tentes.
    Dans le bâtiment (12€), ou en tente personnelle (3€ – prix indicatif mais déjà calculé au plus près) la nuitée par personne.

    Le petit déjeuner est inclus dans la nuitée (nous comptons sur vos confitures).

  • Le repas :
    4,50 € par repas de midi et du soir (prix indicatif mais déjà calculé au plus près).
  • Les contributions :
    Envoyez vos textes, contributions à : contact-festives@lists.riseup.net. Indiquez si possible une adresse mail de contact pour recevoir les infos détaillées ou consultez la page en cours
  • Pour tout contact et informations complémentaires, contactez :
    Jean-Yves Renouf
    13 rue Nicolas Rapin
    85200 FONTENAY-LE-COMTE
    02 51 52 14 15
    ou : contact-festives@lists.riseup.net

 Inscriptions en ligne

Veuillez remplir le formulaire ci dessous afin de vous inscrire :

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Covoiturage pour les (f)estives 2017 http://processus-decroissance.xyz/2017/05/07/covoiturage-festives2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/05/07/covoiturage-festives2017/#respond Sun, 07 May 2017 15:10:43 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=384 Voici la liste des inscrits qui mettent à disposition des places de covoiturage. C’est donc à chacun de s’auto-gérer pour trouver un co-voitureur et s’arranger avec lui.

Prénom
Nom
Départ de
Adresse courriel
Téléphone
Nombre de places
Michel
Lepesant
Romans (26)
michel.lepesant@free.fr
04 75 70 52 71
1
jean-luc
pasquinet
Tours
jlp38@wanadoo.fr
0679695379
3
Retour à la page des informations pratiques et de l’inscription
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Présentation idéologique des (f)estives 2017 http://processus-decroissance.xyz/2017/05/06/presentation-ideologique-des-festives-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/05/06/presentation-ideologique-des-festives-2017/#respond Sat, 06 May 2017 14:43:25 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=429 Dès qu’on réalise qu’une croissance infinie dans une planète finie est (physiquement) impossible, (écologiquement) insoutenable, (socialement) injuste et indécente, le danger est grand de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche à accomplir, qui est : la transformation sociale, écologique et démocratique d’un monde totalement soumis aux diktats et aux « valeurs » de l’économie.

Telle est pourtant l’ambition des ami.e.s de la décroissance. Double ambition :

  1. Si la croissance économique suffit à totalement déterminer un monde entier, alors le refus de la croissance économique sera beaucoup plus qu’un refus économique de la croissance : ce sera un refus systémique de « la croissance et son monde ». La « décroissance » doit donc oser proposer d’autreS mondeS possibleS, et pas simplement des critiques de l’économie.
  2. Surtout qu’il ne s’agit pas seulement de prendre conscience que la croissance n’a pas/plus d’avenir, il faut ouvrir les yeux : trop de seuils de soutenabilité de la vie sont d’ores et déjà dépassés, au très grand risque que, même en cas de retour sous les plafonds, les conditions mêmes d’une vie humaine telle que nous la désirons aujourd’hui soient définitivement menacées.

Voilà pourquoi la décroissance est, elle aussi, un « monde », une « philosophie » qui prend à bras le corps toutes les questions à la fois existentielles et politiques de la vie.

« Le sens de la vie est une question politique » ; beaucoup plus qu’un programme ou un slogan, il y a là un projet que nous tenterons d’explorer pendant ces trois jours de (f)estives de la décroissance. Pas n’importe comment mais le long de trois axes qui correspondent aux trois sources qui ont irrigué historiquement la décroissance :

  • La source politique qui – par l’héritage du socialisme utopique – pose la question (de l’organisation) sociale : une vie sensée est une vie commune, juste, décente.
  • La source culturaliste qui nourrit une critique de la société de consommation : que peut bien valoir la satisfaction procurée par l’achat virtuel (à crédit) et aliéné (par la publicité) d’objets immédiatement démodés (obsolescence programmée) ?
  • La source physicaliste qui nourrit une critique de la société de production. La « question écologique » fournit le cadre politique de la décroissance : Une vie sensée est une vie écologiquement soutenable.

Voici alors des pistes qui orienteront nos discussions ; bien évidemment, elles se recouperont sans cesse :

  • Organisation sociale
    • Critique de l’individualisme, non seulement sous ses formes affichées mais aussi dans les recoins de certains discours et pratiques critiques, en particulier ceux de la Transition.
    • « La société précède l’individu » : comment considérer la société comme un « bien commun vécu » (thèse de François Flahaut) ?
    • « Hors du commun », il y a ceux qui sont au-dessus des plafonds et ceux qui sont sous les planchers : comment penser un « espace écologique » (plancher / plafond) comme un « espace du Commun » ? Quelle place pour quel individu dans quelle « vie commune » ?
    • Comment rêver d’une liberté comme « partage » et non plus comme « affranchissement des limites » par des individus qui ne savent régler leurs différends que par la rivalité et le rapport de force ?
    • Comment une société pourrait reposer sur les « valeurs » de la vie commune, celle de la « décence ordinaire » (common decency) : convivialité, émancipation, partage, sobriété ?
  • Anthropologie de la décroissance
    • Sur la question de la « Vie », la décroissance est-elle vraiment en rupture avec l’imaginaire de la croissance ? Quand les coordinateurs du Vocabulaire de la décroissance (Onofrio Romano sera présent) écrivent que « le binôme sobriété personnelle/dépense sociale doit remplacer le binôme austérité sociale/excès individuel », alors en effet le sens de la vie ne peut pas résulter d’une aventure individuelle.
    • Quel contre-portrait du décroissant pourrions-nous tirer pour faire contrepoids à celui de l’homo oeconomicus, celui de la marchandisation généralisée ? L’homme d’une société décroissante est-il « naturellement sociable » ?
    • A l’ère du plus-de-jouir de la Cité perverse (Dany-Robert Dufour), quelle part de bonheur et de désir les décroissants veulent-ils sauvegarder ?
    • Ne faut-il pas faire l’hypothèse, qu’anthropologiquement, la croissance est d’abord la fabrique accélérée du déni de la mort ? Par conséquent, en quoi « décroître », ce serait « apprendre à mourir » ?
  • Ecologie de la décroissance
    • Interroger la place de l’homme dans la nature, par rapport à la matière mais aussi par rapport à l’énergie : ce qui devrait entraîner une reconsidération de ce nous appelons « liberté » (qui semble déjà à l’œuvre dans le vivant – Hans Jonas –, que perdue dans ce qui s’auto-définit comme « libéralisme » – Jean-Claude Michéa).
    • Qu’est-ce que les décroissants peuvent faire politiquement de la distinction que faisaient les Grecs entre zôè et bios, entre la vie du vivant et la vie vécue, entre la « vie nue » (Giorgio Agamben) et la « vie active » (Hannah Arendt) : la vie peut-elle être un objet politique ? D’un côté, comment ne pas espérer retrouver la « douceur naturelle » (Aristote) de la vie, d’un autre côté comment ne pas craindre comme le pire une vitalisation de la politique (par les dispositifs du biopouvoir en particulier, dénoncés par Michel Foucault) ?
    • Quels rapports éthiques pouvons-nous entretenir avec les autres vivants, que notre domination technologique place en position de très grande vulnérabilité ? Quel sens cela a-t-il pour un vivant de s’alimenter en consommant du vivant ? En particulier, ce vivant si proche qu’est un animal ?
    • Quelle est la juste et décente place de l’homme dans l’écosystème naturel ?

Toutes ces questions devraient montrer d’une part comment la croissance promet à l’individu de lui donner tous les moyens pour se croire la propre source du sens de sa vie : et d’autre part comment la fable croissanciste du progrès humain repose in fine sur l’hypothèse de la perfectibilité humaine.

Beaucoup de pistes, beaucoup d’ambition qui seront explorées à partir de discussions lentes, d’arpentages[1] de textes fondamentaux mais aussi originaux, d’ateliers, de disputations…, de « grands échanges »… De toute façon, des formes de partage qui veulent en finir avec les traditionnelles tables rondes où des intervenants juxtaposés à la tribune ont à peine le temps d’exposer leur travail qu’ils doivent déjà enchaîner des réponses à un flux de questions…

Surtout tous ces « entretiens » devront viser la formulation de propositions concrètes, avec l’objectif explicite de rendre visible la décroissance. Tout cela suppose bien sûr un climat général de convivialité, de bienveillance et de festivité.

[1] http://la-trouvaille.org/arpentage/

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Septième étape : rencontre des décroissant.e.s à Vierzon, 15-17 avril 2017 http://processus-decroissance.xyz/2017/04/28/septieme-etape-rencontre-des-decroissant-e-s-a-vierzon-15-17-avril-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/04/28/septieme-etape-rencontre-des-decroissant-e-s-a-vierzon-15-17-avril-2017/#respond Fri, 28 Apr 2017 09:52:43 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=410 Les comités de Pilotage interne et externe se fondent en une « Coopérative du processus »

Maison commune en pierres et en charpente → nouvelle option : pourquoi pas essayer d’abord avec la grange que l’un d’entre nous possède en Vendée.

Travail sur le moyeu programmatique → verso commun pour les législatives : http://decroissance-elections.fr/verso-commun-aux-candidat-e-s-decroissant-e-s/

Etat d’avancement des Groupes de travail :

  • Le travail du Vademecum est transféré vers les décroissant.e.s de l’ouest
  • Entre la confédération et la fédération : quelles compétences (nature, répartition et décision pour répartir), quelles souverainetés, quelle articulation entre horizontalité et verticalité ?
  • Elections législatives : il y aura peu de candidat.e.s décroissant.e.s, rattachement à l’association de financement RPS (Régions et Peuples Solidaire).

Recherche de nouveaux « slogans » pour la décroissance :

  • La décroissance, c’est le bon sens
  • Moins de richesse, c’est moins de misère
  • On n’arrête pas le progrès, et c’est bien le problème
  • On arrête le progrès, et c’est la solution
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Processus décroissance Étape n°7 http://processus-decroissance.xyz/2017/03/19/processus-decroissance-etape-n7/ http://processus-decroissance.xyz/2017/03/19/processus-decroissance-etape-n7/#comments Sun, 19 Mar 2017 16:23:44 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=320 Nous sommes heureux de vous annoncer que la 7ème étape du Processus pour rendre visible politiquement la décroissance, par la construction d’une Maison commune, aura lieu du samedi 15 avril 9h00 au lundi 17 avril 2017 (soient deux nuits).

Nous retournons à Vierzon : Auberge de Jeunesse HI Vierzon, 1 Place François Mitterrand, 18100 VIERZON (c’est ici)

  • Bus → Ligne : Ligne « Forum République », Station/Arrêt : Pierre Debournou, distance de la station / arrêt : 0.1km
  • Gare → Vierzon, l’auberge de jeunesse se trouve à moins de 600 m de la gare, soit 5 mn à pieds.
  • Accès par la route → De Paris : A10 puis A71 ou RN20, sortie « Vierzon Centre ». De Châteauroux : A20 ou RN20 puis sortie « Vierzon Centre ». De Bourges : A71 ou RN71, sortie « Vierzon Centre ».

Il est important d’être au fait des divers compte-rendus pour faire de ce temps de rencontre un moment très constructif pour notre mouvement politique. http://processus-decroissance.xyz/histoire-du-processus-pour-une-maison-commune-de-la-decroissance/

Voici l’ordre du jour tel qu’il est aujourd’hui proposé :

Nous commencerons par :

  • Compte-rendu d’activités des Comités de Pilotage interne et externe
  • Bilan d’étape de la recherche de la maison commune en pierres et en charpente (apport initial de 50 000€)
  • Poursuite du travail sur le moyeu programmatique (circulaire législative)
  • Etat d’avancement  des Groupes de travail :
    • (f)estives 2017 de la décroissance
    • Proposition de Vademecum
    • Point d’étape sur les élections législatives à partir du mandat attribué au Groupe « Elections »

Mais le « gros morceau de la rencontre » sera constitué des premières discussions sur la structuration effective de la Maison commune (fédération, confédération, autres).

IMPORTANT : conditions organisationnelles

  • Il est possible d’arriver le vendredi soir. Il nous en coûtera 15,25 € par personne et par nuit. (Décroissance-MOC pourra prendra en charge une partie de ces frais pour les bas revenus)
  • Pour limiter les problèmes, il est désormais impératif de s’inscrire au plus tard le 7 avril auprès de Jean-Yves Renouf jean-yves.renouf@orange.fr 02 51 52 14 15. Sans cette réservation, le couchage ne sera pas garanti. Merci de nous signaler date, heure d’arrivée et de départ, et aussi à combien → Directement à jean-Yves ou http://processus-decroissance.xyz/contacts/.
  • Afin de limiter les frais et vivre ces rencontres dans la convivialité, chaque participant.e vient avec 1 ou 2 (ou 3) mets ou plats préparés. Et des boissons à partager. Il faut qu’il y ait un minimum de cuisine à effectuer pour consacrer notre temps aux échanges, débats pour la construction de l’organisation.

Au plaisir de vous revoir à Vierzon.

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Sixième étape : Rencontres des décroissant.e.s à Vierzon, 17-19 février 2017 http://processus-decroissance.xyz/2017/03/13/sixieme-etape-rencontres-des-decroissant-e-s-a-vierzon-17-19-fevrier-2017/ http://processus-decroissance.xyz/2017/03/13/sixieme-etape-rencontres-des-decroissant-e-s-a-vierzon-17-19-fevrier-2017/#respond Mon, 13 Mar 2017 16:47:37 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=325 Samedi, 10h00-12h30

Comité de pilotage « Communication externe »

Le comité externe commence par présenter son travail : 3 tribunes qui ont été diffusées par différents médias, mais sans beaucoup d’efficacité, car la rédaction accapare déjà tout le temps libre

Il est proposé des solutions à cette problématique en récupérant la liste de diffusion des Carnets de la décroissance et les listes de diffusion du Groupe de travail « élections ».

Un débat s’engage sur le fait de recourir aux réseaux sociaux (facebook, tweeter, etc …) qui paraissent très prometteurs, mais soulèvent de nombreuses objections :

  • C’est beaucoup (trop ?) de travail de conduire les 2 ou 3 outils au vu des ressources. Il faut donc utiliser les moyens à notre portée ;
  • Le média est le message : trop de média tue les messages. Il faut beaucoup de prudence dans l’usage, car à viser la quantité, on risque de perdre la qualité. Il faut donc adapter l’utilisation à nos convictions ;
  • Il y a un travail de cohérence à mener en amont et dans le cadre du processus de construction, la communication massive n’est pas l’important ;
  • Il faut communiquer, dépasser le plancher de l’invisibilité, mais ne pas trop y croire, car dans le cadre du processus de construction, nous devons répondre à des besoins de communication différents.

La question de savoir si ce débat (récurrent !) est nécessaire pour le groupe de CompilExt est posé. Car communiquer par les réseaux sociaux, c’est s’adresser à la communauté des utilisateurs de réseaux sociaux et pas forcément à des gens sensibles à nos positions. Il serait plus judicieux d’utiliser nos blogs, nos listes de diffusion, nos démosphères et les sites de publication des journaux locaux.

Les électoralistes sont sensibles à ces outils de communication massive surtout dans le temps des élections car il y aura du contenu à diffuser régulièrement et FB ou Tweeter peuvent ouvrir un champ de diffusion supplémentaire.

Une proposition est faite : ce serait une page FaceBook, temporaire pour la campagne électorale et sous la surveillance du groupe ComPilExt et Election, qui serait créé avec un texte court sur FB qui renvoie au site processus-decroissance.xyz. Cette proposition est rejetée.

Comité de pilotage « Communication interne »

Le comité « interne » commence par présenter son travail (ou plutôt son absence de travail)

  • C’est Lionel Chambrot qui remplace Simon Baehrens, pour gérer en pratique l’ensemble des listes de diffusion.
  • Plus d’animation de la liste « processus-décroissance ».
  • Pas de diffusion sur les réunions du processus.
  • Beaucoup de questions sur des manques du ComPilInt sont faites par les propres personnes membres du ComPilInt ! Les objectifs du ComPilInt sont donc rappelés.

Le comité de pilotage « communication interne » :

  • Missions : « Résoudre l’éparpillement des décroissant-e-s »
  • Objectifs « Mise en réseau, animation et mobilisation des groupes territoriaux et thématiques ».
  • Le comité de pilotage : « communication interne » est constitué des volontaires suivants : Simon Baehrens (25), Caroline Buissou (85), Lionel Chambrot (54), Miek Gilles (44), Hélène Schmitt (34), Michel Simonin (54), Christian Sunt (30)

→ Relevé de décision quant aux rôles du Comité de Pilotage « Communication interne » :

  • Animation et soutien des groupes de travail
  • Travail de mailing et de mise en réseau, par le biais d’une personne compétente en informatique à définir, réfléchir à rencontrer les groupes ?
  • Organisation des réunions du processus-décroissance, avec légitimité pour le faire

Pour les prochaines réunions : Vierzon bien situé (central) est proposée. Il n’y a pas d’objection à cette proposition.

Groupe « élections »

Peu d’avancement. Pour les élections législatives, 14 titulaires inscrits alors que 80 binômes avaient été prévus.

Après lecture du compte-rendu de la réunion avec SEGA (Association de financement pour les campagnes électorales de feus les Alternatifs), un débat s’engage sur le fait d’aller ou pas avec cette association de financement.

  • Quelles sont nos limites dans un accord technique avec des régionalistes dont certains sont productivistes ?
  • Si cet accord nous aide à avoir de financements, il aide aussi ces productivistes ?
  • Que faire des financements s’il y en a ?
  • Quels sont les contraintes pour les candidats (liberté géographique et contrainte financière) ?

Cet accord technique a forcément des engagements politiques, même faibles (comme aider au financement de candidats potentiellement productivistes)
Comme l’objectif est d’avoir des financements, il faut décider en amont de ce que nous voulons en faire. Une proposition est faite : Ce sera un partage 50/50 entre les groupes locaux et le processus de la maison commune.
Pour le processus de la maison commune ce sera :

  • Aide à la construction de la maison commune (frais de fonctionnement : chauffage, eau, électricité),
  • de la communication (revue, campagne de tracts, etc ….),
  • prise en charge des frais pour les réunions : uniquement les frais communs. Le fait de rembourser les frais individuels est rejeté.

Cette proposition est acceptée.

Festives politiques de la décroissance

Voici son thème : Le sens de la vie est une question politique. Pour une critique radical de l’individualisme (Cf. http://processus-decroissance.xyz/2017/01/23/festives-2017/ )

  • La préparation de l’événement est bonne. La date est fixée : (mercredi 12 au 14 juillet 2017). Le lieu est choisi (Saligny sur Roudon dans l’Allier) et la logistique est sur les rails.
  • Il reste à trouver des cuisiniers (Louise de Grenoble a des pistes) et vérifier les équipements de la cuisine.
  • Des intervenants ont été contactés avec d’ores et déjà une réponse favorable d’Onofrio Romano Associate Professor of Sociology Department of Political Sciences University of Bari « A. Moro » Italy, http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/hors-collection/decroissance-vocabulaire-pour-une-nouvelle-ere.html
  • L’entrée est décidée à prix libre et un financement du cuisinier est validé à 150€/jour.
  • Animation : Des propositions sont faites : Musique Post Bourgeoise et François Gaillard
  • Budget :7000 / 8000€

Samedi, 14h00 – 16h00

Ateliers

Un travail sur les propositions pour la campagne des législatives et en même temps pour ce que nous appelons « moyeu programmatique »  est effectué en sous-groupes puis restitué en commun. Des propositions se retrouvent assez naturellement dans tous les sous-groupes. Les propositions retenues sont donc :

  • Travail / Revenu inconditionnel / Sortie des traités de l’UE / Immigration / Limites écologiques et relocalisation
  • proximité / nations / global
  • garantie de 10 ans
  • partage du temps de travail / sortie des traités internationaux
  • dette illégitime
  • Inégalités

→ Décisions

  • Chapeau : Mettre des limites
  • Thématiques :
    • Internationale : Sortie des traités
    • Travail : Revenu inconditionnel, revenu maximal et RTT / retraite égale pour tous
    • Technique : PMO, garantie 15 ans, retirer l’informatique à l’école jusqu’au collège
    • Écologie/Nature ; limites écologiques et relocalisation
    • Démocratie : Tirage au sort et veto populaire pour dé-professionnaliser la politique
    • Poser le problème de la migration au lieu d’amener des propositions de solution

→ Débat sur l’ordre et la priorisation de chaque thème : débat non tranché, car chaque thème à ses avantages et inconvénients. Le groupe « Elections » fera le travail graphique pour avoir une visibilité égale sur chaque thème.

Annexe : les ???

Groupe 1 : 6 thèmes

  • travail : réduction du temps de travail
  • ressources et consommation
  • immigration (population et territoire) : question de frontières, de nations.

Thématiques compliquées. Consensus difficile, donc pas de proposition, mais argumentaire pour discussions

  • rupture unilatérale (UE, Nuke)
  • institution et démocratie

Questions d’échelles : en finir avec la métropolisation, territoires pluri-fonctionnels

Proposition : faire sauter la totalité du maillage administratif actuel et créer des unités territoriales de base sur les bassins de vie, articulés au sein de territoires ayant des identités culturelles (provinces)

  • argent et monnaie

Exposés des problèmes à compléter sur l’immigration
Groupe 2 : 5 thèmes

  • travail / revenu

Proposition : revenu décent, accès minimum aux biens essentiels, revenu de base à 18 ans, retraite égal pour tous, revenu de reconversion pendant la formation, réduction du temps de travail

  • politique

première démocratie (contre la 6ème république), contre la professionnalisation des politiques (réduction à 1 seul mandat) démocratie de proximité, organisation non capitaliste, abandon de tous les traités de libre-échange.

  • relocalisation

désindustrialiser l’agriculture et recréer des ceintures d’agriculture maraîchère,

  • techniques

arrêt du nucléaire, poursuivre les recherches sur les déchets, pour des objets simples, durables et réparables, produisant peu de déchets et nécessitant peu d’énergie, limiter la recherche sur l’innovation pour avoir un contrôle démocratique sur les choix de production. Ne pas continuer dans la voie de l’Intelligence Artificielle et des objets connectés

  • vivant

sauvegarde du vivant et des écosystèmes, préservation des ressources, aider les projets sur l’eau potable, mettre fin aux politiques natalistes, fin de l’artificialisation des sols
Groupe 3 :

  • relocalisation
  • économie de subsistance. Taxer les produits lointains pour promouvoir les produits locaux. Ecart max de 1 à 4 dans les revenus et patrimoines
  • démilitarisation
  • démographie : abandon de la politique nataliste
  • donner des échelles à nos propositions en partant de base morale : annuler les dettes illégitimes.
  • L’Europe : sortie de l’UE à minima des traités UE de libre échange
  • orientation de la recherche vers l’autonomie et la soutenabilité
  • donner le pouvoir au peuple : rajouter aux institutions existantes (communes, départements, régions, nation) des assemblées citoyennes tirées au sort avec droit de veto pour équilibrer le rapport de force face aux institutions représentatives donc professionnelles

Groupe 4 :

  • relocalisation : interdire la spéculation sur les produits alimentaires. Passer d’une agriculture productiviste à une agriculture bio, locale. Limiter les importations et les exportations
  • anticipation des évolutions climatiques
  • promouvoir les initiatives citoyennes locales (amap, etc)
  • moins de multinationales
  • décroissance des villes et réhabilitation des campagnes
  • remplacer la main invisible par une planification internationale
  • garantie de 15 ans sur les produits
  • gratuité des minimum vitaux et taxation progressive au-delà du seuil
  • imposer l’exemplarité politique par inéligibilité (sur 7 générations 🙂 )
  • retraite égale pour tous
  • dé-numériser l’éducation : redonner aux enfants la créativité, la concentration et la sociabilité et préserver leur santé. Une meilleure protection médicale scolaire. Barrière à la pub. Une restauration scolaire de qualité. Vigilance quant u contenu des manuels scolaires
  • supprimer les niches fiscales pour le neuf (immobilier)
  • pour une médecine de proximité préventive et holistique. Lutter contre les déserts médicaux. Préservation de ???
  • « Relocalisation des paradis fiscaux » 😉
  • question du travail : interdire la GPA

Dimanche 9h-11h

Revenu inconditionnel

Une lecture du texte de Michel Lepesant est faite, car du travail a été fait en amont depuis plusieurs années (principalement Lepesant et Mylondo) et il est intéressant de s’appuyer dessus pour ne pas recommencer éternellement.

→ Pour lire ce texte : http://decroissances.blog.lemonde.fr/2017/01/25/le-revenu-inconditionnel-merite-une-vraie-discussion/

Ce texte suscite des incompréhensions et des critiques, mais aussi des avis tout à fait favorables :

  • Faisabilité économique : irréaliste pour des raisons de financement et d’inflation
  • Le travail est le centre de notre société : sans travail, les gens deviennent immédiatement de gras et gros fainéants (cliché) et le fainéant est moralement indéfendable
  • Le revenu inconditionnel ne règle pas:
    • les limites écologiques
    • la question de la propriété privée et de l’individualisme de notre société
    • les questions de l’argent (création, usure, etc …
    • les inégalités
  • Le revenu inconditionnel est forcément celui de la droite : paupérisation d’une partie de la population (donc augmentation des inégalités) qui vont se désintéresser des questions écologiques, car trop pauvres pour le faire
  • Comment peut-on défendre ce RI dans une perspective internationaliste ?

Face à ces critiques, plusieurs éléments de réponse :

  • Les gens se mettent en activité pour répondre à leurs besoins de base.
  • Le revenu inconditionnel ne répond pas à tout. Il faut connaître les éléments accompagnants (revenu maximal, limites écologiques, etc …)
  • Le revenu inconditionnel n’est pas forcément celui de droite. Il faut remporter la bataille des idées et non être convaincu en avance par les idées adverses. Exemple : Soyons dans la répartition à 100 % du PIB. Pourquoi se limiter ? Le PIB inutile et illégitime doit être préempter. Ce n’est donc pas un problème technique que de passer de 32% à 45% du PIB pour augmenter les financements sociaux, dont le revenu inconditionnel, mais un problème de conviction politique.

Il y a encore beaucoup d’incompréhension et de colonisation de notre imaginaire, même chez les décroissants.

→ Pourquoi il faut mettre le revenu inconditionnel au centre des débats de société ?

  • Sobriété : Partage : Démarchandiser : Abolition de la propriété privée
  • Poser le débat sur le revenu inconditionnel dans le cadre d’un projet de société, c’est :
    • expliquer pourquoi il faut répartir la richesse sur l’appartenance à une société et non sur le travaillisme.
    • S’opposer au travail aliéné. (Il faudra continuer de faire un débat en interne pour expliquer la différence entre activité socialement utile et travail aliéné)
    • étoffer le revenu inconditionnel par les limites (association avec un revenu maximal décent)
  • Le débat sur le revenu inconditionnel permet la remise en cause de l’organisation sociale :
    • critique sur la place centrale du travail et donc du productivisme
    • critique de l’individualisme
    • critique de l’accès aux ressources et de la propriété privée.
  • Il permet :
    • de redonner du sens à la vie
    • un changement dans le rapport de force employeurs/employés
    • de ne pas avoir réponse à tout. Ce n’est pas un couteau suisse : pour la remise en cause des inégalités, il faut le présenter couplé au revenu maximal

Eléments de réponse aux critiques :

Le revenu inconditionnel infantilise les gens et les transforme en fainéants ? Exemple sur le tas de bois et le poêle à bois : les gens se mettent en activité même avec un revenu inconditionnel, mais une activité limitée au strict nécessaire (s’il n’ont pas la pression de subvenir à leurs besoins primordiaux et s’ils n’ont pas la pression sociale).

Cette limitation d’activité permet :

  • de revenir dans les limites écologiques
  • de revenir dans les limites sociales

Exemple sur les intermittents du spectacle

Temporalité de la mise en place du RI ?

Critique la plus solide : obliger de travailler avec l’État pour le mettre en place.

Quelle organisation sociale permettrait le revenu inconditionnel ?

Un argumentaire précis s’appuyant sur des exemples doit être fait pour continuer le travail d’explication en interne, car actuellement, nous ne sommes pas prêt pour porter le débat sur la place publique.

Consensus : les décroissants sont des inconditionnels du débat sur le revenu inconditionnel.

Dimanche 11h00-13h00

Discussion sur les Institutions de la Vème République

Le débat pour aboutir aux propositions s’est fait en plénière.

3 thématiques se sont dégagées :

  • Le projet
  • Les critiques de l’existant
  • La transition

La critique

  • Les gens sont éloignés de la citoyenneté.
  • La professionnalisation politique : des élus qui vivent de et pour la politique.
  • La propriété privée et liberté individuelle dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et dans la Constitution (particulièrement le suffrage direct)
  • Certains sont persuadés que c’est le mode de scrutin qui a une responsabilité importante dans l’échec politique. Mais aucun mode de scrutin ne fait la légitimité réelle des assemblées. Par contre, elle fait la docilité des votants. A travers l’élection, on se convainc de choisir un soi-disant meilleur que soi.
  • La séparation des pouvoirs est une bonne chose.

Le projet

  • La question de l’échelle est fondamentale : il faut revenir à une échelle humaine. Il faut donner aux communautés de base de vrais pouvoirs de décision.
  • Pour beaucoup, c’est d’aboutir à une relocalisation politique avec pour objectif une démocratie directe de proximité. Il faut redonner envie aux gens de s’impliquer en politique.
  • Mais l’exemple de la Suisse (un des meilleurs exemples existants de démocratie directe de proximité) nous rappelle que la démocratie directe de proximité peut aboutir à une société où l’enrichissement personnel reste l’objectif, voire est très performant.
  • La démocratie directe est-elle vraiment si porteuse d’espoir que cela ? Est-ce un piège individualiste ?
  • Exemple suisse pour la démocratie directe, la question d’échelle

Le trajet

  • Le tirage au sort. Il n’est pas moins représentatif d’une société que les autres modes de scrutin. Certaines réticences au tirage au sort se sont exprimées car, au fond, certains restent un peu persuadés que le mode de scrutin fait la légitimité.
  • La proportionnelle a l’air de beaucoup plaire. Les justifications sont les suivantes : Il faut que les minorités soient présentes dans les assemblées. Donc la proportionnelle intégrale permettrait de s’opposer aux majorités de gestion. La question de la proportionnelle n’a pas été tranchée.
  • Redonner envie de faire de la politique ? La réduction du temps de travail permet de donner aux gens l’appétit à la politique et la proximité politique leur donnera envie de s’y impliquer.

→ Propositions acceptées

  • Faisons des assemblées citoyennes tirées au sort avec droit de veto à tout niveau géographique (département/région/nation).
  • Congé civique/politique. Tout citoyen élu serait sûr de retrouver son poste.
  • Engager un travail avec les régionalistes.
  • Permettre les votations.
  • S’opposer à tout traité supranational
  • Penser les entités par cohérence territoriale
  • Relocaliser sur les bassins de vie.
  • Priorité au local et si le local ne peut pas tout décider, alors, seulement, on monte au niveau N+1.
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L’écologie peut-elle être individuelle ? http://processus-decroissance.xyz/2017/03/07/lecologie-peut-elle-etre-individuelle/ http://processus-decroissance.xyz/2017/03/07/lecologie-peut-elle-etre-individuelle/#respond Tue, 07 Mar 2017 09:50:17 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=315 A l’époque des grandes catastrophes environnementales, il est plus que temps de faire face à la réalité et porter une analyse critique à notre culture individualiste.

Que se passe-t-il ?

Actuellement, les limites écologiques planétaires sont dépassées, provoquant une destruction mettant en péril l’avenir de toutes et tous. Les aliments que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons sont empoisonnés ! Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres (changement climat, perte massive de la biodiversité, etc.) qui impactent déjà notre qualité de vie.

Il faut se rendre à l’évidence, la philosophie des petits gestes soutenue par le mouvement écologiste ces 40 dernières années n’a rien résolu. Mais l’aurait-elle pu seulement ?

Ou pourquoi les petits gestes ne peuvent pas résoudre grand-chose.

Le graphique ci-dessus montre la relation entre l’empreinte environnementale en fonction du revenu au Canada. Il illustre bien entendu que l’impact environnemental augmente avec le revenu et par conséquent avec le niveau de consommation. C’est la base théorique de la simplicité volontaire et des petits gestes

Cependant, il indique aussi que même un Canadien sans revenu dépasse la capacité environnementale soutenable (4,8ha vs 2ha). Et cette situation est la même dans tous les pays « développés » où on a examiné cette question. En pratique, dans la plupart des pays riches, même pour un SDF, il est très difficile d’avoir une vie écologiquement soutenable. Cette réalité est tellement choquante !

Pire, l’impression de faire sa part est souvent une justification pour compenser ailleurs (à cause de l’effet rebond, quand le premier effet de gains – énergétiques par exemple – est de provoquer un rebond qui annule les gains). Si bien qu’au final, l’empreinte écologique des individus ne change à peu près pas en fonction de leur conviction écologiste.

Mais alors, si les petits gestes individuels seront rarement suffisants, quelle serait la solution à adopter ? À l’examen des différentes études sur le sujet, il apparaît qu’il y a deux axes principaux qui offrent un effet structurant : le choix des sources d’énergie et la minimisation des infrastructures. Et ces deux axes sont éminemment politiques et non individuels.

Il est donc extrêmement important de reprendre la main sur les décisions politiques, décisions qui nous obligent toutes et tous, bien plus que nos actes individuels.

Nous avons donc besoin d’une proposition politique qui propose de redonner sa véritable place à la politique : au service de toutes et de tous, mais dans la conscience du collectif et le respect de la Nature. C’est la décroissance.

Rejoignez-nous.

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La décroissance s’oppose à la pérennisation de l’état d’urgence http://processus-decroissance.xyz/2017/02/11/la-decroissance-soppose-a-la-perennisation-de-letat-durgence/ http://processus-decroissance.xyz/2017/02/11/la-decroissance-soppose-a-la-perennisation-de-letat-durgence/#respond Sat, 11 Feb 2017 15:37:52 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=300 Depuis le 14 novembre 2015, l’état d’urgence est en vigueur et il a déjà été prorogé plusieurs fois.

L’état d’urgence est, en France, une situation spéciale permettant aux autorités administratives (préfet) de prendre des mesures restreignant les libertés. Il n’implique pas les forces armées contrairement à l’état de siège, cependant depuis plusieurs dizaines d’années on ne cesse de voir des soldats patrouiller dans les lieux publics, sans parler de ceux qui sont envoyés à l’étranger.

La décroissance constate l’augmentation continue des contrôles de toutes sortes, d’abord dans les aéroports, puis dans les gares, et suite à l’application de l’état d’urgence dans un nombre de plus en plus important de lieux publics. La décroissance s’inquiète en particulier de la multiplication des contrôles et assignations à résidence ayant frappé une partie de la population à cause de son faciès, rappelant une période que l’on croyait révolue. Ces  contrôles viennent s’ajouter à la vidéosurveillance, aux compteurs dits « intelligents », eau, gaz, électricité et autres moyens RFID, permettant de suivre à la trace chaque personne, pour soit-disant nous préparer le « meilleur des mondes » où tout serait interconnecté et surveillé. Ils n’ont absolument pas permis d’empêcher les attentats, bien au contraire, puisque les causes se trouvent justement dans la politique croissanciste et interventionniste occidentale en général et française en particulier.

La décroissance se souvient que l’état d’urgence a été crée par une loi du 3 avril 1955, au début de la guerre d’indépendance d’Algérie. C’est un legs de la période coloniale.

La décroissance s’insurge contre la politique française  en vigueur depuis au moins 500 ans consistant à envoyer des soldats à l’étranger pour gérer une situation coloniale, néo-coloniale et impérialiste, et imposer le « développement » qui a consisté à détruire les cultures locales en France et dans les colonies, en s’appuyant sur les chefferies les plus archaïques. Aujourd’hui encore plus de 25 000 soldats français sont présents hors du territoire français, et notamment ils conseillent les théocraties les plus sectaires qui font tout pour développer leur idéologie fondamentaliste partout dans le monde.

La décroissance condamne les attentats, et la violence d’où qu’elle vienne, mais rappelle que si notre pays avait adopté une politique non-interventionniste et surtout mis en oeuvre la décroissance nous ne les aurions certainement pas subis.

La décroissance aimerait que la France réduise ses prétentions, en abandonnant unilatéralement la bombe atomique, son siège de conseiller permanent à l’ONU, qu’elle sorte de l’OTAN et qu’elle adopte une diplomatie plus discrète, et de coopération avec les peuples, pas avec les dominants.

Arrêt immédiat de l’état d’urgence !

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Pourquoi faut-il dénoncer l’extractivisme ? http://processus-decroissance.xyz/2017/01/27/pourquoi-faut-il-denoncer-lextractivisme/ http://processus-decroissance.xyz/2017/01/27/pourquoi-faut-il-denoncer-lextractivisme/#respond Fri, 27 Jan 2017 17:48:20 +0000 http://processus-decroissance.xyz/?p=268 L’extractivisme n’est pas le fait d’extraire des entrailles de la terre les ressources qui permettraient à chacun de couvrir ses besoins vitaux ; c’est le fait d’extraire de façon maniaque tout ce qui peut l’être : pétrole, uranium, sable, or, fer cuivre, métaux rares etc… avec pour seul pour objectif de nourrir le capital en complète déconnexion avec nos besoins réels. Il ne s’agit pas d’améliorer notre quotidien mais de produire au maximum pour alimenter la machine infernale « croissance-productivisme-consumérisme » dans les pays du nord global. Les exemples ne manquent pas, entre l’addiction au pétrole qu’entretiennent les lobbies automobiles, l’uranium qui alimente nos centrales et les métaux rares qui peuplent nos ordinateurs, tablettes et smartphones, les grands projets inutiles qui consomment sable et béton et avalent les terres agricoles.

 

Remuer de plus en plus de terre, aller de plus en plus profond parce qu’on a d’abord extrait les ressources les plus accessibles et les plus concentrées et utiliser des techniques toujours plus invasives et polluantes (fracturation hydraulique, forages en eaux profondes, déversement sans scrupule de produits dangereux dans les milieux naturels…), sont les sinistres corollaires de l’extractivisme.

L’impact environnemental est catastrophique : déforestation, atteinte à la biodiversité, réchauffement climatique, paysages de désolation, pollution des nappes phréatiques et de l’air que nous respirons, surconsommation de l’eau qui prive les populations et à l’autre bout de la chaine, des montagnes de déchets qui s’accumulent.

Les colonisations et l’esclavage, les conflits armés plus récents (Lybie, Niger, Irak…), la corruption des pouvoirs en place pour le contrôle des ressources ont asservi les peuples du sud, avec des conséquences sociales et sanitaires scandaleuses : déplacements des populations autochtones au mépris de leur culture, répression violente et systématique des résistances, populations exploitées (et travail des enfants), sous payées qui ne profitent pas des ressources naturelles de leur territoire mais subissent les conséquences environnementales de l’extractivisme, comme les montagnes de déchets radioactifs qui s’accumulent à Arlit au Niger, polluent les nappes et induisent une explosion des cancers pour satisfaire une partie de notre demande en Uranium.

La France est sur le point de relancer « les mines » et de nombreux permis ont été accordés récemment : de l’or dans la Creuse, or et argent en Haute Vienne… 55 permis de recherche de gaz de schiste sont encore actifs et le code minier a été revu pour faciliter ces exploitations.

 

Ce n’est pas la transition vers l’éolien et le photovoltaïque prônée par les « techno-écolos » qui stopperait cette folie extractive, bien au contraire : une grande éolienne contient en moyenne 500 kg de cuivre et de nombreux métaux rares pour une durée de vie maximale d’une vingtaine d’années, les panneaux photovoltaïques sont bourrés de métaux rares, ont une durée de vie plus courte encore et sont peu recyclables.

 

Autrement dit, malgré tous ces constats, malgré les informations disponibles et les alertes des scientifiques, gouvernants, candidats à la présidentielle, économistes et industriels s’obstinent à défendre et à développer l’extractivisme pour sauver une croissance illusoire.

Pourtant, au vu de l’urgence climatique, de la raréfaction des ressources, des crises alimentaires qui s’annoncent, l’humanité à tout à gagner à sortir de ce modèle productiviste.

 

Pour casser ces logiques destructrices, les activités humaines doivent être subordonnés aux lois du fonctionnement des écosystèmes naturels, et à la qualité de vie des habitants, c’est-à-dire produire selon les besoins, avec les ressources dont on dispose localement, des objets et des biens de qualité.

Se réapproprier les décisions politiques, habiter réellement nos territoires, mettre en commun et protéger les ressources disponibles en sont les conditions premières.

C’est le défi minimal que l’humanité a à relever pour laisser une chance aux générations à venir de ne pas vivre l’effondrement dans la barbarie.

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